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Thaïlande durable : ces lieux primés loin du trio Bangkok-Phuket-Samui

Voyageur français descend d'un vélo électrique vers un éco-hub

Koh Kradan, Koh Lanta, Doi Phu Kha, Takua Pa, Chiang Khan et Uthai Thani figurent dans la série de distinctions touristiques obtenues par la Thaïlande en 2025-2026. La liste mérite un arrêt simple: elle déplace le regard loin du trio Bangkok-Phuket-Samui, sans l’effacer. Pour un Français installé ici, ou qui prépare un séjour plus long, c’est une boussole plus utile.

Elle l’est davantage qu’un classement vague.

La porte-parole adjointe du gouvernement, Lalida Persvivatana, a indiqué que plusieurs destinations du pays ont récemment reçu des récompenses et distinctions. Elles ont été accordées par des plateformes et organismes internationaux. Mon seul aveu, ici, c’est une préférence de méthode: quand un sujet thaïlandais aligne des lieux précis plutôt qu’un discours abstrait sur le “voyage responsable”, je le lis avec plus d’attention.

Il y a enfin de la géographie concrète.

Six noms à retenir, et ils ne sont pas tous sur les radars habituels

Le premier signal fort, c’est Koh Kradan, dans la province de Trang, reconnue comme l’une des plus belles plages du monde. Le fait est simple, mais il pèse lourd. Ce n’est pas une station omniprésente dans les conversations d’expatriés francophones, et c’est justement ce qui rend la distinction intéressante.

Vous voyez souvent revenir les mêmes cartes postales. Cette fois, la liste ouvre un peu le jeu, et je trouve ça bien plus parlant qu’un énième palmarès. Là où tout se ressemble, elle change un peu le regard.

Dans la province de Krabi, les îles de Koh Lanta ont été lauréates des Green Destinations Story Awards 2026, dans la catégorie Nature & Paysages. Cette distinction a été remise lors de l’ITB Berlin en Allemagne. Là encore, la récompense ne porte pas seulement sur une image de vacances.

Elle porte aussi sur une manière de raconter et de valoriser un territoire.

Le parc national de Doi Phu Kha, dans la province de Nan, est lui aussi reconnu pour son tourisme durable. Même lecture pour la vieille ville de Takua Pa, dans la province de Phang Nga. À mes yeux, c’est le passage le plus solide de cette sélection.

Quand une plage, un parc national et une vieille ville apparaissent ensemble, le pays montre plusieurs visages au lieu d’un seul décor.

Pourquoi Chiang Khan et Uthai Thani comptent plus qu’un simple label

Voyageur français en vélo électrique entre un éco-hub bambou

Chiang Khan, dans la province de Loei, est reconnue comme une destination de tourisme communautaire. La province d’Uthai Thani l’est aussi. Ce détail change la lecture générale de la liste.

Il ne s’agit plus seulement de paysages ou de prestige, mais d’une forme de voyage centrée sur la vie locale.

Vous n’avez pas besoin d’inventer des promesses autour de ces noms pour comprendre leur intérêt. Quand un pays met en avant des destinations communautaires, il dit aussi qu’une partie de son image touristique passe par des lieux plus calmes. Ils sont aussi plus situés, et moins dépendants des trois aimants les plus connus.

Je vais le dire franchement, sans broder: c’est la partie la plus convaincante de l’ensemble. Les classements de luxe attirent l’œil. Mais les reconnaissances liées au durable et au communautaire dessinent souvent mieux l’identité d’un pays que les vitrines déjà installées.

Bangkok reste dans le haut de gamme, mais l’histoire racontée ici est ailleurs

Bangkok a été classée parmi les principales destinations de luxe au monde par Forbes Travel Guide. Le fait est net. Il rappelle que la capitale thaïlandaise continue d’exister dans un registre très différent.

Ce registre n’est pas celui des sites distingués pour leur dimension durable ou communautaire.

Vous pouvez donc lire cette série de distinctions en deux blocs. D’un côté, une métropole qui garde un poids international sur le segment du luxe. De l’autre, des lieux qui gagnent en visibilité parce qu’ils portent une autre idée du séjour.

Phuket, Koh Samui et Chiang Mai demeurent aussi très populaires auprès des touristes internationaux. Rien de surprenant. Mais le sujet le plus intéressant n’est pas leur domination continue.

C’est l’apparition, à côté d’eux, d’adresses moins mécaniques dans la conversation touristique.

Sur ce point, j’ai un avis assez tranché. Si l’on réduit la Thaïlande à trois noms répétés partout, on passe à côté de ce que montrent précisément ces distinctions récentes.

Une carte plus large de la Thaïlande, voilà l’info utile

Ce que cette liste apporte, ce n’est pas un mode d’emploi miracle. Elle offre plutôt une hiérarchie différente: Trang, Nan, Phang Nga, Loei et Uthai Thani entrent dans le cadre. Elles y entrent avec des reconnaissances qui ne reposent pas toutes sur le même argument.

Vous pouvez y voir une correction bienvenue. La Thaïlande primée en 2025-2026 ne se résume pas à ses pôles les plus vendus. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui vivent dans le royaume ou y reviennent avec un peu plus de temps.

Je me méfie toujours des listes trop lisses. Ici, la diversité des lieux distingués sauve l’ensemble: une plage, des îles, un parc national, une vieille ville, une destination communautaire. Puis une province entière est reconnue dans la même logique.

Et pour un Français qui arrive, que faut-il vérifier avant le départ ?

Depuis le 1er mai 2025, tous les ressortissants étrangers entrant en Thaïlande par voie aérienne, terrestre ou maritime doivent remplir une Thailand Digital Arrival Card. Ils doivent le faire dans les trois jours précédant leur arrivée. Le site officiel indiqué pour cette formalité est tdac.immigration.go.th.

Les exceptions prévues concernent les voyageurs en transit ou en correspondance qui ne passent pas le contrôle d’immigration, ainsi que ceux entrant avec un Border Pass. Vous avez donc intérêt à vérifier ce point avant tout trajet, même si l’article du jour parle de destinations et pas d’administratif.

Visa, passeport, overstay: le rappel à ne pas traiter à la légère

L’Ambassade royale de Thaïlande à Paris indique que les nationalités française et monégasque peuvent séjourner en Thaïlande jusqu’à 60 jours à des fins touristiques. Cela se fait dans le cadre de l’exemption de visa. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères précise aussi qu’“à ce jour”, les ressortissants français n’ont pas besoin de visa.

Cette règle vaut pour un voyage d’une durée maximale de 60 jours.

Le même ministère avertit que cette durée sera ramenée à 30 jours lors de l’entrée en vigueur d’une mesure annoncée. Mais elle n’est pas encore effective à la date de mise à jour. Des sources pratiques francophones ajoutent qu’un passeport français doit être valable au moins 6 mois après la date d’entrée sur le territoire thaïlandais.

Elles ajoutent aussi qu’une preuve de départ du pays, comme un billet d’avion de sortie, est exigée pour bénéficier de l’exemption.

Vous auriez tort de traiter ce rappel comme un simple bas de page. L’Ambassade de France en Thaïlande relaie les règles migratoires thaïlandaises appliquées en vertu du décret royal n°16 du 21 décembre 2015. Elles sont entrées en vigueur le 20 mars 2016, avec des sanctions en cas de séjour irrégulier, l’overstay.

Au fond, cette série de lieux primés raconte une Thaïlande plus large que ses vitrines les plus célèbres. Si vous cherchez des repères fiables, retenez surtout les noms concrets. Puis faites le contrôle de base avant de bouger: TDAC, durée de séjour, passeport et règles d’entrée.

C’est moins glamour qu’un palmarès, mais c’est ce qui évite les mauvaises surprises.