Actualité

Deux power banks maximum : la règle qui change à l’embarquement en Thaïlande

Deux power banks maximum

Début juin 2026, la CAAT a mis à jour les règles de transport des batteries externes et des batteries au lithium de rechange pour tous les vols au départ des aéroports thaïlandais. La mesure vaut pour chaque passager, quel que soit son passeport. Si vous prenez l’avion depuis le pays, la marge d’improvisation se réduit d’un coup.

La règle qui vous concerne tient en peu de mots : deux batteries externes maximum pour les modèles classiques, jamais en soute, et jamais dans le coffre au-dessus des sièges. C’est sec, mais au moins c’est lisible. Je préfère une limite dure à un flou qui se règle au dernier moment face à un agent.

Deux, pas trois : la nouvelle limite est nette

Pour les modèles classiques, la barre est posée à deux unités par passager. Jusqu’à 100 Wh, soit environ 20 000 mAh à 3,7 V, c’est autorisé dans cette limite. Si vous partez avec trois blocs “au cas où”, vous sortez déjà du cadre annoncé.

Au-dessus, la fenêtre se rétrécit. Entre 101 et 160 Wh, soit environ 20 000 à 32 000 mAh, le transport reste possible uniquement avec l’accord préalable de la compagnie aérienne avant l’embarquement. Au-delà de 160 Wh, c’est interdit en avion au départ de la Thaïlande.

Une grosse batterie peut-elle encore passer ?

Oui, mais sous condition. C’est là que beaucoup de voyageurs risquent de se faire piéger. Si vous avez un modèle situé entre 101 et 160 Wh, vous devez obtenir un feu vert avant l’embarquement.

À mes yeux, c’est la partie la plus sévère de la règle. Elle ne laisse aucune place au “on verra sur place”.

Sous le siège, dans la poche, jamais au-dessus de vous

Le point le plus simple à retenir, c’est aussi celui qui peut vous coûter votre accessoire. Aucune batterie externe et aucune batterie lithium de rechange ne doivent aller dans le bagage enregistré en soute. Elles doivent rester dans le bagage à main.

Si vous voyagez léger, gardez-les accessibles sur vous ou à vos pieds.

La consigne va plus loin : pendant le vol, la batterie doit rester dans la pochette du siège, sous le siège de devant ou dans une poche de vêtement. Les coffres à bagages au-dessus des sièges sont exclus. Je trouve cette interdiction du coffre contraignante.

C’est aussi la partie la plus cohérente du dispositif : un objet qui chauffe doit rester visible et atteignable.

A-t-on encore le droit de s’en servir en vol ?

Non. L’usage à bord est interdit, que ce soit pour recharger un appareil ou pour brancher la batterie sur une prise USB de l’avion. Si vous comptiez sur ce branchement pendant le trajet, il faut revoir votre routine avant d’embarquer.

Autre détail qui n’en est pas un : les batteries devront être conservées dans leur emballage d’origine ou placées individuellement dans une pochette ou un sac de protection. Vous pouvez trouver la règle tatillonne. Sur ce sujet, elle évite au moins une discussion inutile une fois assis.

Le vrai piège, c’est l’étiquette

La capacité doit être lisible sur le produit, via une étiquette ou un marquage. Sans cette indication, la compagnie ou la sûreté aéroportuaire peut refuser la batterie. Pour vous, le risque n’est donc pas seulement d’avoir le mauvais modèle.

C’est aussi d’avoir un bon modèle impossible à identifier rapidement.

À mon sens, c’est même le point le plus agaçant de tout le dossier. Il frappe les voyageurs de bonne foi autant que les autres. Une batterie sans marquage clair peut rester bloquée, même si sa capacité réelle entre dans les clous.

Avant le départ, vous avez donc intérêt à regarder le boîtier lui-même. Ne vous fiez pas seulement à la boîte achetée il y a des mois.

Les voyageurs sont aussi encouragés à n’utiliser que des modèles certifiés selon les standards thaïlandais TISI ou selon des standards internationaux reconnus. Ce n’est pas un détail de vendeur. Sur un accessoire qui finit parfois collé à votre téléphone, votre passeport et votre siège, le bas de gamme paraît franchement être une mauvaise économie.

Les incidents de 2024 à 2026 rendent ce durcissement très lisible

Le tour de vis ne tombe pas dans le vide. En juillet 2025, un vol Bangkok Airways entre Koh Samui et Hong Kong a été dérouté vers Bangkok. Une batterie externe avait pris feu.

Si vous trouviez la nouvelle règle excessive, ce seul épisode suffit déjà à montrer pourquoi le sujet est traité sans souplesse.

La série est plus large. En février 2024, un chargeur portable a explosé sur un vol Nok Air entre Nakhon Si Thammarat et Bangkok, sans blessés. En janvier 2024, un incident similaire a touché un vol Thai AirAsia.

Le dossier ne s’arrête pas aux cabines d’avion. En janvier 2026, une batterie externe a explosé et brûlé un touriste belge à Pattaya. Pris ensemble, ces faits donnent une lecture simple.

La batterie externe reste un objet banal jusqu’au moment où elle ne l’est plus. Vous n’avez pas envie que ce basculement se produise à l’embarquement ou en vol.

Votre compagnie peut encore serrer la vis

La règle commune n’efface pas celle du transporteur. Les compagnies aériennes peuvent appliquer des restrictions supplémentaires conformément aux normes de l’OACI. Si vous partez d’un aéroport thaïlandais, vous devez donc vérifier deux cadres à la fois.

Il y a celui annoncé par l’aviation civile. Il y a aussi celui de la compagnie choisie.

Le dernier point mérite d’être lu sans détour : les contrevenants risquent jusqu’à deux ans de prison et 80 000 bahts, soit 2 108 euros, d’amende. La somme parle d’elle-même. Pour vous, le mauvais calcul serait de traiter cette consigne comme une formalité de plus dans la file de sûreté.

Avant d’aller à l’aéroport, regardez deux choses et pas dix : combien d’unités vous emportez, puis ce qui est marqué sur chacune. Le reste dépend aussi de votre compagnie. Sur ce sujet, le petit oubli prend vite une grande place, parfois avant même la porte d’embarquement.