Fiscalite

Fiscalité et argent en Thaïlande : guide complet expatrié 2026

Le hub de référence sur la fiscalité des Français en Thaïlande : convention 1974, réforme fiscale 2024, déclaration France non-résident, TIN thaï, virement et CRS. Disclaimer renforcé.

Gérer son argent et ses impôts en Thaïlande quand on vient de France, c’est une discipline à part entière. Entre la convention fiscale de 1974, la réforme thaïlandaise de 2024 sur les revenus étrangers, le choix de la banque et le coût de la vie selon les villes, les questions concrètes s’accumulent dès l’installation. Ce hub centralise les articles dédiés au volet financier et fiscal de la vie d’expatrié français en Thaïlande. Les textes s’appuient sur les sources officielles : convention franco-thaïlandaise du 27 décembre 1974, Revenue Code thaïlandais, arrêtés Por. 161/2023 et Por. 162/2023, BOFIP (BOI-INT-CVB-THA).

Important : aucun article de ce site ne remplace l’avis d’un avocat fiscaliste ou d’un expert-comptable spécialisé en mobilité internationale. La fiscalité internationale est complexe et chaque situation est singulière.

Tableau de bord rapide — fiscalité & argent en Thaïlande 2026

Seuil résidence fiscale thaïlandaise 180 jours ou plus sur l’année civile
Convention France-Thaïlande Signée 27 décembre 1972, en vigueur depuis 1975 (BOFIP BOI-INT-CVB-THA)
Réforme revenus étrangers Por. 161/2023 + Por. 162/2023, applicable au 1er janvier 2024
Pension privée française Imposable en Thaïlande (pays de résidence) selon convention
Pension publique / fonctionnaire Reste imposable en France selon convention 1974
TIN (numéro fiscal thaï) Obligatoire dès revenus imposables en Thaïlande — Revenue Department
Déclaration PIT thaïlandaise Formulaires PND 90 ou PND 91, avant le 31 mars de l’année N+1
Budget mensuel moyen à Bangkok 1 200 à 2 500 € selon le mode de vie

Résidence fiscale et impôts : ce que la réforme 2024 change vraiment

La règle de base est simple : séjourner 180 jours ou plus en Thaïlande sur une année civile vous rend résident fiscal thaïlandais. Cette règle est purement comptable — pas de notion de « centre des intérêts » comme en droit fiscal français.

Jusqu’à fin 2023, beaucoup d’expatriés évitaient l’imposition thaïlandaise sur leurs revenus étrangers en les rapatriant l’année suivante celle de leur perception. Les arrêtés Por. 161/2566 et Por. 162/2566 ont mis fin à cette pratique au 1er janvier 2024 : tout revenu étranger rapatrié en Thaïlande est désormais imposable l’année du rapatriement, quelle que soit l’année de génération du revenu.

La convention franco-thaïlandaise de 1974 reste le bouclier central. Elle évite la double imposition définitive via un mécanisme de crédit d’impôt ou d’exonération selon la nature du revenu. Mais activer ce mécanisme exige de déclarer correctement dans les deux pays — ce qui suppose une gestion administrative plus rigoureuse qu’avant.

Coût de la vie et budget réaliste par profil

La Thaïlande reste moins chère que la France pour les postes logement, alimentation locale et transports. Mais les écarts se resserrent dans les zones touristiques de Bangkok et sur les îles. Un retraité peut vivre correctement avec 1 200 à 1 500 €/mois dans une ville de province ; à Bangkok ou Phuket, le budget dépasse souvent 2 000 € pour un niveau de vie confortable.

La variation dépend surtout du logement (loué vs. acheté, condo ou maison), des habitudes alimentaires (marchés locaux vs. restaurants occidentaux) et des déplacements. Les articles ci-dessous détaillent les budgets réels par profil et par ville.

Banque et virements : ouvrir un compte, transférer de l’argent

Un compte bancaire thaïlandais est quasi indispensable dès que l’installation est durable : paiement du loyer, des factures, des services locaux. La plupart des banques thaïlandaises (Kasikorn, Bangkok Bank, SCB) acceptent les étrangers titulaires d’un visa non-immigrant, mais la liste des justificatifs varie selon les agences. Le cadre FATCA (accord États-Unis) et le Common Reporting Standard (CRS) de l’OCDE signifient que vos comptes thaïlandais peuvent être signalés à l’administration fiscale française si vous y êtes déclaré résident fiscal.

Pour les transferts depuis la France, les alternatives aux banques traditionnelles (Wise, Revolut) sont nettement moins chères sur les frais de change. La carte BoursoBank (anciennement Boursorama) reste une option répandue pour retirer des espèces aux DAB thaïlandais sans frais excessifs.

Salaires des expatriés français en Thaïlande

Le marché du travail thaïlandais est stratifié : les expatriés employés par des multinationales sur des packages internationaux touchent souvent des salaires supérieurs à leurs équivalents en France, tandis que ceux qui cherchent un emploi local se retrouvent dans une grille salariale très différente — le salaire minimum légal tourne autour de 350 à 400 €/mois selon les provinces.

Un work permit est obligatoire pour exercer une activité salariée. Certains métiers restent fermés aux étrangers par la loi thaïlandaise. Les articles suivants détaillent les réalités du marché et les contraintes légales.

Immobilier et taxes foncières

Un étranger ne peut pas acheter de terrain en Thaïlande en son nom propre, mais peut acquérir un appartement en copropriété (condo) à condition que le quota « étranger » de l’immeuble (49 % des surfaces) ne soit pas atteint. Les frais d’acquisition comprennent un droit de transfert de 2 %, un droit de timbre de 0,5 % et une retenue à la source sur la plus-value du vendeur.

La property tax thaïlandaise (Land and Building Tax) a été réformée en 2020. Les propriétaires étrangers y sont soumis, avec des taux qui varient selon l’usage (résidence principale, location, terrain non bâti). Sur le plan fiscal franco-thaïlandais, un bien immobilier situé en France reste imposable en France — la convention 1974 est claire sur ce point.

FAQ — fiscalité et argent expat en Thaïlande

Suis-je résident fiscal thaïlandais si je vis là-bas plus de six mois ?

Oui. Le seuil légal thaïlandais est de 180 jours par année civile, jours consécutifs ou non. Dès ce seuil atteint, vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques thaïlandais (Personal Income Tax) sur vos revenus de source thaïlandaise, et — depuis le 1er janvier 2024 — sur les revenus étrangers que vous rapatriez en Thaïlande. En dessous de 180 jours, vous n’êtes pas résident fiscal thaï.

Ma pension de retraite française sera-t-elle imposée en Thaïlande ou en France ?

Cela dépend de la nature de la pension. Selon la convention franco-thaïlandaise de 1974 : les pensions de retraite privées (CNAV, AGIRC-ARRCO) sont imposables dans le pays de résidence, donc en Thaïlande si vous y êtes résident fiscal. Les pensions publiques des fonctionnaires restent imposables en France, quel que soit votre lieu de résidence. La double imposition est évitée par un mécanisme de crédit d’impôt ou d’exonération selon la convention — mais cela exige de déclarer correctement dans les deux pays. Consultez un fiscaliste pour votre situation précise.

Qu’est-ce que la réforme fiscale thaïlandaise de 2024 change concrètement ?

Les arrêtés Por. 161/2023 et Por. 162/2023, entrés en vigueur le 1er janvier 2024, mettent fin à la pratique qui consistait à rapatrier des revenus étrangers en Thaïlande l’année suivante pour éviter l’imposition. Désormais, tout revenu étranger rapatrié en Thaïlande par un résident fiscal thaïlandais est imposable l’année du rapatriement, quelle que soit l’année de génération. La convention franco-thaïlandaise reste applicable pour éviter la double imposition, mais la déclaration en Thaïlande devient obligatoire dès que des sommes significatives entrent sur vos comptes thaïlandais.

Ai-je besoin d’un TIN (numéro fiscal thaïlandais) ?

Oui, dès lors que vous avez des revenus imposables en Thaïlande (revenus locaux ou revenus étrangers rapatriés dépassant les seuils de déclaration). Le TIN est un numéro à 13 chiffres délivré par le Revenue Department. Il est indispensable pour déposer la déclaration annuelle (formulaires PND 90 ou PND 91). La démarche se fait en personne, avec passeport, visa et justificatif de domicile. L’article dédié détaille la procédure complète à Bangkok.

Dois-je continuer à déclarer mes revenus en France si je vis en Thaïlande ?

Oui, au moins pendant les premières années et chaque fois que vous avez des revenus de source française (immobilier, dividendes, pension publique). Formulaires 2042 et 2042-NR pour l’année du départ et l’année suivante. Une dispense est possible si vous n’avez plus aucun revenu de source française à déclarer. Le changement de domicile fiscal doit être signalé au Service des impôts des particuliers (SIP) de votre dernier domicile en France.

Disclaimer fiscal. Ce hub a une vocation informative générale. Il s’appuie sur la convention fiscale franco-thaïlandaise du 27 décembre 1972 (publiée au JORF du 27 décembre 1974), le BOFIP (BOI-INT-CVB-THA), le Revenue Code thaïlandais et les arrêtés Por. 161/2023 et Por. 162/2023. Il ne remplace en aucun cas l’avis d’un avocat fiscaliste, d’un expert-comptable ou d’un consultant en mobilité internationale. La fiscalité internationale évolue, et chaque situation patrimoniale est singulière. En cas de doute, consultez un professionnel agréé. Ressources officielles : impots.gouv.fr, bofip.impots.gouv.fr, rd.go.th.