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Plus de 30 jours en Thaïlande ? Le visa redevient le réflexe prudent

Plus de 30 jours en Thaïlande

Le 19/05/2026, le Cabinet thaïlandais a approuvé la fin de l’exemption de visa de 60 jours qui s’appliquait depuis juillet 2024 à 93 pays, dont la France. Pour un Français, le sujet n’a rien d’abstrait. Le retour annoncé à 30 jours remet le visa au centre dès qu’un séjour dépasse un mois.

La prudence, ici, n’a rien d’exagéré. J’ai horreur des règles qu’on résume trop vite entre amis. Un tampon d’entrée ne se rattrape pas avec une conversation de comptoir.

Le cadre est simple sur le papier, mais la date de bascule ne l’était pas encore au 19/05/2026.

Depuis cette décision, la France figure dans le groupe des 54 pays appelés à revenir à une exemption de 30 jours. La règle d’entrée en vigueur annoncée est connue. Elle s’appliquera 15 jours après la publication des nouvelles mesures dans la Royal Gazette.

Le point de vigilance, lui, est très concret: à la date du 19/05/2026, aucune date précise de publication dans la Royal Gazette n’était annoncée. Si vous préparez un départ, il faut donc raisonner avec deux temps distincts. D’abord le régime encore en place, puis le régime qui s’appliquera une fois le texte publié.

Pour un Français, le seuil utile redevient 30 jours

Au 04/06/2026, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères indiquait encore qu’un Français pouvait entrer sans visa pour 60 jours. Le même ministère précisait aussi que cette durée serait réduite à 30 jours dès l’entrée en vigueur de la mesure.

Vous pouvez difficilement faire plus clair pour un séjour court: tant que la nouvelle règle n’est pas entrée en vigueur, le plafond reste celui indiqué au 04/06/2026. Après cette bascule, dépasser un mois sans autre solution administrative redeviendra une mauvaise lecture du cadre.

Je le dis franchement sur le fond: compter sur le flou pour organiser un voyage long est une très mauvaise idée. Le gouvernement a validé un retour à 30 jours pour les Français. Le seul élément encore suspendu, c’est la date exacte d’application.

Déjà sur place ou arrivée avant la bascule, que garde votre tampon ?

Plus de 30 jours en Thaïlande

Un point évite bien des erreurs: les voyageurs déjà présents dans le pays, ou ceux qui arrivent avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles, conservent les conditions de leur tampon d’entrée. Autrement dit, la réforme ne réécrit pas rétroactivement un séjour déjà accordé.

Si vous êtes concerné, ce détail compte plus qu’un commentaire sur les réseaux. Il faut regarder ce que votre entrée autorise, pas ce qu’un futur texte changera pour les arrivées suivantes.

Cette continuité me paraît saine. Une réforme qui aurait modifié en cours de route le séjour de personnes déjà entrées aurait créé un désordre inutile. Le principe retenu reste lisible: l’ancienne règle pour les entrées déjà faites, la nouvelle pour les suivantes.

Faut-il encore viser 60 jours sans visa ?

Seulement si votre arrivée intervient avant l’entrée en vigueur de la réforme. Le ministère français rappelait au 04/06/2026 que la durée maximale sans visa restait alors de 60 jours. Si vous partez après la bascule, il faut vous caler sur le retour à 30 jours.

Vous voyez la nuance: le bon raisonnement ne porte pas sur la date du voyage rêvé, mais sur la date d’entrée réelle. C’est moins confortable pour planifier. Mais c’est le seul réflexe sérieux tant que la publication n’est pas datée noir sur blanc.

1 900 THB sur place, ou un TR de 60 jours si vous visez plus long

Pour rester davantage, les faits disponibles dessinent deux pistes nettes. Une extension de 30 jours sur place est mentionnée, avec des frais de 1 900 THB.

Et pour les séjours de 60 à 90 jours, les sources citées mentionnent l’e-visa touristique TR de 60 jours, puis une extension de 30 jours. Si vous savez déjà que vous dépasserez un mois, le visa redevient donc le réflexe prudent annoncé dans le titre.

Vous évitez ainsi un pari administratif inutile. À mes yeux, attendre le dernier moment quand la durée prévue dépasse déjà 30 jours, c’est choisir la complication. Une voie est clairement identifiée dans les faits disponibles.

Et si le voyage dure entre 60 et 90 jours ?

Le schéma cité est celui d’un TR de 60 jours suivi d’une extension de 30 jours. Il a le mérite d’être lisible pour un projet déjà cadré sur cette durée.

Si vous êtes dans cette situation, mieux vaut penser le dossier dès le départ comme un séjour long. La réduction annoncée de l’exemption remet simplement les choses à leur place. Au-delà d’un mois, on ne bricole pas son entrée.

Pourquoi ce tour de vis a été défendu par Bangkok

Dans les éléments évoqués autour du durcissement, la source seed citait Phuket, plus précisément Patong, ainsi que le festival de Songkran en avril 2026. Le ministre du Tourisme et des Sports, Surasak Phancharoenworakul, fait partie des noms liés à ce dossier. Tout comme Mungkorn Pratoomkaew, directeur général des Affaires consulaires au ministère thaïlandais des Affaires étrangères.

Il faut rester mesuré ici: ces éléments sont mentionnés dans le contexte du durcissement, pas comme une démonstration exhaustive des causes. Mais vous comprenez l’orientation politique du moment. L’exemption longue n’est plus traitée comme un acquis intangible.

Je trouve ce signal assez net, même sans surinterpréter. Quand un gouvernement revient sur une facilité accordée depuis juillet 2024, il faut lire cela comme un resserrement assumé, pas comme un simple ajustement technique.

La TDAC, l’autre formalité à ne surtout pas oublier

Depuis le 01/05/2025, tous les ressortissants étrangers entrant dans le pays par voie aérienne, terrestre ou maritime doivent remplir la Thailand Digital Arrival Card, la TDAC. Le formulaire doit être rempli dans les 3 jours précédant l’arrivée.

Vous n’avez ici aucune marge pour improviser. L’adresse officielle communiquée est tdac.immigration.go.th, et les exceptions officielles sont limitées. Les voyageurs en transit ou en correspondance qui ne passent pas par le contrôle d’immigration sont concernés, ainsi que les personnes entrant avec un Border Pass.

À mon sens, c’est l’erreur la plus bête à laisser traîner. Elle ne dépend ni du futur texte ni du type de séjour. Que vous entriez sous exemption ou avec un visa, cette formalité existe déjà depuis le 01/05/2025.

Ce que ce cadre dit aussi des autres nationalités

La réforme ne replace pas tout le monde dans la même case. Les faits citent des pays qui restent à 15 jours d’exemption, comme les Seychelles, les Maldives et Maurice.

D’autres relèvent d’un visa à l’arrivée après la réforme: Azerbaïdjan, Biélorussie, Serbie et Inde. À l’inverse, des accords bilatéraux spécifiques restent inchangés pour la Chine, la Russie et le Vietnam, à 30 jours. Ainsi que pour la Corée du Sud, à 90 jours.

Vous avez donc tort si vous comparez votre cas à celui d’un voisin de file sans vérifier sa nationalité. Le retour annoncé à 30 jours pour les Français s’inscrit dans un ensemble plus large, mais ce n’est pas un système uniforme.

Au fond, la bonne lecture tient à peu de choses: tant que la publication dans la Royal Gazette n’est pas datée, un Français reste dans le régime rappelé au 04/06/2026. Dès que la bascule sera effective, dépasser 30 jours sans préparer le bon cadre administratif redeviendra une prise de risque inutile. Pour vérifier la règle applicable au moment du départ, il faut contrôler l’information officielle de l’immigration thaïlandaise et, côté français, celle de l’Ambassade de France en Thaïlande.