Les gens faisaient la queue pour vendre de l’or après que le prix dépassait les 30 000 bahts.
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Yaowarat est animé, Les gens faisaient la queue pour vendre de l’or après que le prix dépassait 30 000 bahts par baht d’or. Pendant ce temps, les magasins d’or réservent des liquidités pour se préparer.
Le marché de l’or en Thaïlande : guide complet pour les expatriés français
Quand le prix de l’or dépasse les 30 000 bahts le baht d’or (unité de poids thaïlandaise équivalant à 15,244 grammes), c’est toute la rue Yaowarat qui s’agite. Le quartier chinois de Bangkok, véritable épicentre du commerce de l’or en Thaïlande, voit alors les files d’attente s’allonger devant les boutiques des orfèvres. Ce phénomène illustre la place centrale que l’or occupe dans la culture et l’économie thaïlandaises.
Yaowarat : le Wall Street de l’or thaïlandais
Le quartier chinois de Bangkok, centré sur la rue Yaowarat, abrite des centaines de boutiques d’or. Certaines de ces enseignes sont familiales et d’existent depuis plusieurs générations. On y trouve les plus grands noms du secteur : Hua Seng Heng, Yothi Gold, Tong Tong Gold, et bien d’autres. Ces commerçants achètent et vendent de l’or toute la journée, avec des cours mis à jour en temps réel.
Les Thaïlandais investissent massivement dans l’or pour plusieurs raisons : protection contre l’inflation, réserve de valeur tangible, et tradition culturelle. L’or jaune 96,5 % (23 carats) est le standard le plus courant en Thaïlande, se présentant sous forme de chaînes, bracelets et bagues au design traditionnel.
Comprendre les unités de mesure thaïlandaises
Le marché de l’or thaïlandais utilise un système de poids spécifique qu’il est essentiel de maîtriser :
- 1 baht d’or = 15,244 grammes
- 1 baht = 4 salueng
- 1 salueng = 2 baht (monnaie) de poids
Ainsi, quand le prix atteint 30 000 bahts (monnaie) par baht (poids) d’or, cela correspond à environ 1 968 bahts par gramme, soit environ 52 EUR le gramme au taux actuel. Pour comparer avec les cours internationaux exprimés en once troy (31,103 grammes), il suffit de multiplier le prix par baht par 2,04 environ.
Acheter et vendre de l’or en Thaïlande : mode d’emploi
Pour les expatriés français souhaitant acheter ou vendre de l’or en Thaïlande, la procédure est simple mais nécessite quelques précautions :
- Acheter dans des boutiques réputées : privilégier les enseignes établies de Yaowarat ou les grandes chaînes comme Aurora
- Vérifier la pureté : l’or thaïlandais standard est à 96,5 %, différent de l’or 24 carats (99,9 %) vendu en France
- Négocier les frais de façonnage : pour les bijoux, les artisans ajoutent un « making charge » qui peut varier considérablement
- Garder les reçus : ils facilitent la revente dans la même boutique
- Connaître la réglementation douanière : déclarer les sommes importantes à l’exportation
L’or comme investissement en Thaïlande
L’achat d’or en Thaïlande ne se limite pas aux bijoux. Les investisseurs peuvent également acquérir des barres d’or (gold bars) dans les boutiques spécialisées. Ces barres, disponibles en différentes tailles (1 baht, 5 baht, 10 baht), s’échangent avec un spread (écart achat-vente) très réduit, généralement de l’ordre de 100 à 200 bahts par baht d’or.
La fiscalité thaïlandaise est favorable aux transactions d’or physique : il n’y a pas de TVA sur l’achat d’or, et les plus-values ne sont pas imposées pour les particuliers. C’est un avantage non négligeable par rapport à certains pays européens. Toutefois, les expatriés français doivent vérifier leurs obligations fiscales auprès de l’administration fiscale française, notamment en matière de déclaration de patrimoine à l’étranger.
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Le quartier de Yaowarat : bien plus qu’un marché de l’or
Yaowarat, le quartier chinois de Bangkok, constitue l’un des centres névralgiques du commerce en Thaïlande. Au-delà de l’or, ce quartier animé est un carrefour culturel et économique où se mêlent traditions commerciales chinoises et dynamisme thaïlandais. Fondé à la fin du XVIIIe siècle lorsque le roi Rama Ier invita les marchands chinois à s’installer sur les rives du fleuve Chao Phraya, Yaowarat est devenu au fil des générations un pôle financier incontournable.
Les boutiques d’or de Yaowarat ne se contentent pas d’acheter et de vendre. Elles proposent également des services de garantie, de stockage sécurisé et même de prêts sur gage. Certaines familles d’orfèvres exercent leur métier depuis cinq ou six générations, transmettant un savoir-faire unique dans le travail du métal précieux.
Les meilleurs moments pour visiter Yaowarat
Pour les expatriés français souhaitant visiter le quartier, voici quelques conseils pratiques. Le matin (dès 9h) est le meilleur moment pour les transactions d’or, car les cours sont actualisés à l’ouverture. En soirée, Yaowarat se transforme : les stands de street food envahissent les trottoirs, proposant une cuisine chinoise-thaïlandaise exceptionnelle. Le dim sum, les nouilles de riz aux fruits de mer et les rouleaux de porc grillé sont des spécialités incontournables.
Attention toutefois aux pickpockets dans la foule, surtout les soirs de week-end. Gardez vos objets de valeur en lieu sûr et ne portez pas de bijoux voyants lors de vos visites nocturnes.
La place de l’or dans la culture thaïlandaise
L’or occupe une place prépondérante dans la culture thaïlandaise, bien au-delà de sa simple valeur marchande. Lors des mariages traditionnels, les familles offrent des dotations en or qui symbolisent la prospérité du couple. Les temples bouddhistes sont ornés de feuilles d’or, et les fidèles appliquent des feuilles d’or sur les statues du Bouddha lors des cérémonies religieuses. L’or est également offert aux moines lors des mérites (tam bun) accomplis lors des funérailles ou des anniversaires.
Cette dimension culturelle explique pourquoi les Thaïlandais, contrairement à de nombreux Occidentaux, préfèrent détenir de l’or physique plutôt que des produits financiers papier. L’or est perçu comme une valeur refuge tangible, insensible aux crises bancaires et aux fluctuations monétaires. Cette philosophie d’investissement a d’ailleurs prouvé sa pertinence lors des crises financières asiatiques de 1997 et 2008, où les détenteurs d’or physique ont mieux résisté que les investisseurs en produits financiers.



