300 bahts en Thaïlande : l’ancien projet ne correspond plus au texte débattu

Le 17 août 2026, THAILAND.GO.TH a annoncé une proposition de taxe touristique forfaitaire de 450 bahts par personne. Elle ne reprend plus le barème de 2023, fixé à 300 bahts par avion et 150 bahts par voie terrestre ou maritime.
Pour un Français qui prépare une entrée en Thaïlande, cette différence compte. À ce stade, aucune taxe de 300 ou 450 bahts n’est exigée à l’arrivée.
Pourquoi les 300 bahts de 2023 ne décrivent plus le texte discuté
Le premier projet avait été approuvé en principe le 14 février 2023 par le Cabinet thaïlandais présidé par Prayut Chan-o-cha. Il prévoyait 300 bahts pour chaque personne entrant par avion et 150 bahts pour une arrivée terrestre ou maritime.
Le paiement devait passer par les compagnies aériennes, directement dans le prix du billet. Plusieurs transporteurs avaient signalé des difficultés techniques pour automatiser cette collecte, et le projet n’a jamais été appliqué.
Présenter encore les 300 bahts comme une somme à payer serait donc trompeur. Si vous consultez d’anciennes informations, vérifiez bien l’année du projet évoqué.
450 bahts pour tous les points d’entrée
La proposition annoncée en août remplacerait les deux montants précédents par un forfait unique de 450 bahts. Elle viserait les arrivées par voie aérienne, terrestre ou maritime, et concernerait les visiteurs étrangers, dont les Français relevant de cette catégorie.
La consultation publique doit se terminer le 28 septembre 2026. Pour vous, cela signifie que le montant annoncé reste lié à un texte en discussion, pas à une taxe déjà perçue aux frontières.
Qui serait exempté du paiement
Le projet prévoit des exemptions pour les titulaires de passeports diplomatiques ou officiels, les personnes disposant d’un permis de travail, les détenteurs d’un border pass, les membres d’équipage et les enfants de moins de deux ans.
Une autre exemption viserait les passagers en transit temporaire qui ne changent ni de compagnie ni de vol. Si vous entrez dans l’une de ces situations, c’est le texte final qui devra confirmer les conditions.
Comment le paiement pourrait être organisé
Les modalités envisagées comprennent le billet d’avion, un site internet officiel, une application mobile et des bornes installées aux points d’entrée. Le mode de collecte reste donc ouvert, alors que le premier projet reposait surtout sur les opérateurs aériens.
À Hat Yai, les professionnels demandent un report
La question a été abordée lors d’une réunion à Hat Yai, dans la province de Songkhla, présidée par le ministre du Tourisme et des Sports Surasak Phancharoenworakul. Des représentants du secteur touristique, de la Chambre de commerce de Songkhla, d’associations et d’hôtels y ont participé.
Les professionnels demandent de reporter la taxe de 300 bahts et d’étudier davantage ses conséquences. Songchai Mungprasitchai, président de l’Association de promotion touristique de Songkhla, estime aussi qu’elle pourrait faire double emploi avec certaines assurances voyage déjà incluses dans des offres.
Les provinces frontalières du sud sont directement concernées par les déplacements entre la Thaïlande et la Malaisie. Pour vous, une entrée terrestre fait donc partie du débat au même titre qu’un passage par avion.
Quelles étapes restent avant une éventuelle perception
La proposition doit encore être examinée par le Comité national de la politique touristique, approuvée par le Cabinet, puis publiée au Royal Gazette. Elle n’est ni entrée en vigueur ni collectée à l’arrivée.
Le déploiement aérien est prévu 180 jours après cette publication. La phase terrestre et maritime suivrait environ 360 jours après la première phase, mais aucun calendrier définitif ne peut être retenu avant les validations prévues.
Le chiffre de 300 bahts appartient à un projet de 2023 qui n’a jamais été perçu. Le texte discuté en 2026 parle de 450 bahts, avec des exemptions et un calendrier conditionnel. Pour un Français, la certitude reste simple : aucune somme n’est demandée à l’entrée à ce stade.




