Le ministre de la Justice défend l’enquête du DSI sur l’escroquerie Forex

Le Bangkok Post date l’article « Justice minister defends DSI probe into forex scam » du 16 juillet 2026, le tribunal n’a pas autorisé l’arrestation de Pawoot Pongvitayapanu dans le dossier de fraude Forex. Le ministre de la Justice a pourtant défendu le travail du DSI, en rejetant l’idée d’une enquête menée dans la précipitation.
Pour les Français installés en Thaïlande, ce dossier relève de la justice pénale locale, pas de l’immigration. Les éléments disponibles ne font état d’aucune mesure sur les visas, les permis de travail ou les démarches de séjour.
Pourquoi le député n’a pas reçu de mandat d’arrêt
Le tribunal n’a pas approuvé de mandat d’arrêt contre l’élu de liste du People’s Party. Le service d’enquête devait d’abord lui envoyer une convocation afin de recueillir ses explications.
Cette distinction compte. Une convocation permet d’entendre une personne dans le cadre du dossier, alors qu’un mandat d’arrêt n’a pas été validé pour lui.
Vous pouvez donc lire les affirmations qui le concernent avec la prudence imposée par une enquête ouverte. Aucune culpabilité n’est établie à ce stade.
Deux mandats accordés, vingt-deux convocations prévues
Le Criminal Court avait validé des mandats d’arrêt pour deux suspects, alors que les enquêteurs en demandaient pour 24 personnes. Les 22 autres devaient recevoir une convocation.
Des sources indiquaient que les envois avaient commencé. Le dossier ne suit donc pas une seule voie : arrestations autorisées pour certains, convocations pour d’autres.
Pour vous qui vivez ici, cette séquence rappelle surtout que les décisions judiciaires peuvent différer d’un suspect à l’autre. La demande des enquêteurs ne vaut pas, à elle seule, décision du tribunal.
Les transferts de juillet 2024 au cœur des vérifications
Les rapports cités font état de 14 transferts de 2 millions de bahts chacun reçus le 18 juillet 2024 par l’intéressé. Ils évoquent aussi plus de 833 millions de bahts de transactions cumulées liées à des comptes associés à Pawoot Pongvitayapanu, selon le Bangkok Post.
Ces montants ne constituent pas une décision de justice. Ils font partie des éléments examinés dans le cadre de l’enquête sur l’escroquerie Forex.
Les enquêteurs ont dit avoir analysé des transactions financières par des méthodes forensiques. Vous avez là le cœur du désaccord : le ministre affirme que ce travail s’est poursuivi sans interruption.
Des sociétés et des actifs numériques dans le périmètre
Les rapports d’enquête mentionnent des sociétés utilisées comme canaux de paiement et intermédiaires pour des transferts de fonds. Ils font aussi état d’opérations avec des fournisseurs de services d’actifs numériques entre 2021 et 2024.
Cette partie du dossier élargit les vérifications au-delà d’un seul transfert. Mais elle ne permet pas de transformer des soupçons, des rapports ou des mouvements financiers en condamnation.
Pour vous, la nuance mérite d’être gardée : l’existence de transactions étudiées ne tranche pas la responsabilité des personnes citées. Le service a déclaré que l’enquête continuait.
Le ministre défend une enquête encore ouverte
Pol Lt Gen Rutthapon Naowarat a soutenu que les enquêteurs avaient recueilli des éléments de manière continue. Il a contesté les accusations selon lesquelles l’affaire aurait été traitée trop vite.
La position est nette, mais le dossier reste judiciaire. Les explications attendues des personnes convoquées et les décisions du tribunal détermineront la suite.
Cette affaire modifie-t-elle les règles pour les Français en Thaïlande ?
Non, aucun fait fourni ne signale un changement de visa, d’extension de séjour, de contrôle à l’immigration, de permis de travail ou de déclaration d’adresse. Vous n’avez donc pas à y chercher une nouvelle formalité administrative.
Le sujet concerne une enquête sur des flux financiers et des suspects identifiés. Sa portée, pour l’instant, reste celle d’un dossier pénal thaïlandais en cours.
Dans ce type d’affaire, le vocabulaire compte autant que les chiffres : une enquête examine, une convocation entend, un tribunal décide. Les 14 transferts et plus de 833 millions de bahts de transactions cumulées liées à des comptes associés à Pawoot Pongvitayapanu, selon le Bangkok Post expliquent l’ampleur des vérifications, mais ils ne remplacent ni les réponses des personnes concernées ni un jugement.




