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En Thaïlande, le ralentissement de l’inflation éloigne une hausse des taux

En Thaïlande, le ralentissement de l’inflation éloigne une hausse des taux

En juillet 2026, l’inflation globale thaïlandaise est tombée à 1,95 % sur un an, après 2,42 % en juin. Pour les Français installés dans le pays, ce recul éloigne le scénario d’un resserrement monétaire motivé par les prix, mais le panier du quotidien ne devient pas moins cher partout.

La baisse se voit d’abord sur l’énergie et sur une partie de l’alimentation. Les repas pris dehors, les livraisons et les transports publics continuent pourtant d’augmenter : c’est souvent là que vous ressentez la différence.

À 1,95 %, l’inflation reste dans la cible de la banque centrale

La cible d’inflation globale fixée par la Bank of Thailand se situe entre 1 % et 3 %. Avec un indice à 1,95 % en juillet, la hausse générale des prix reste donc dans cette fourchette.

L’inflation sous-jacente, qui ressort à 1,34 % sur un an en juillet, donne un autre repère. Elle suggère que la pression vient de plusieurs produits ou secteurs plutôt que d’un emballement ponctuel.

Le taux directeur relève de la politique monétaire, pas des formalités de séjour. Les chiffres d’inflation ne modifient aucune règle de visa, de permis de séjour ou de notification d’adresse.

Viande, volaille et poisson baissent, mais le repas préparé grimpe

Le recul de juin, à 2,42 % contre 2,79 % en mai, a été porté par l’énergie et plusieurs produits alimentaires. Les prix de la viande, de la volaille et du poisson ont reculé.

Le tableau reste contrasté. Les céréales, les produits laitiers, les œufs, les fruits et les légumes demeurent orientés à la hausse.

Cette différence compte dans un budget réel. Si vous cuisinez davantage, la baisse sur certaines protéines peut alléger une partie des courses, mais elle ne compense pas automatiquement les autres hausses alimentaires.

Pourquoi le quotidien peut rester plus cher malgré un indice en baisse

Les repas préparés à emporter ou consommés au restaurant continuent d’augmenter. Les tarifs des services de livraison et des transports publics repartent eux aussi à la hausse.

Un indice national plus calme peut sembler abstrait au moment de payer. Vous pouvez constater une accalmie sur l’énergie ou certains produits frais, puis voir la note monter sur un trajet ou un repas commandé.

Le ralentissement de l’inflation décrit une hausse générale moins rapide, avec des écarts marqués selon ce que l’on achète et la façon dont on se déplace.

KKP attend une inflation proche de 3 % au second semestre 2026

Les économistes de Kiatnakin Phatra Financial Group anticipent une inflation proche de 3 % au second semestre 2026. Cette projection reste à l’intérieur de la cible de la banque centrale, mais près de sa limite haute.

Le groupe estime qu’une hausse des taux deviendrait probable dans deux cas : une forte dépréciation du baht ou une nouvelle flambée des prix de l’énergie. Ces deux déclencheurs sont très précis.

Vous avez donc intérêt à séparer le niveau observé en juillet des risques cités pour les mois suivants. Le chiffre de 1,95 % réduit la pression immédiate sans clore le débat.

Le rapport monétaire d’août fixe le cadre, sans annoncer de règle pour les expatriés

Le rapport monétaire du deuxième trimestre 2026 a été publié le 5 août 2026. La banque centrale est l’autorité concernée par le taux directeur thaïlandais, sous la direction de Vitai Ratanakorn, indiqué comme gouverneur dans une communication officielle datée du 24 juillet 2026.

Ce cadre monétaire n’a pas de traduction automatique dans les démarches des Français vivant en Thaïlande. Aucune date d’entrée en vigueur d’une mesure de visa ou d’immigration liée à l’inflation de juillet ou au taux directeur n’est confirmée.

Le lien entre inflation et immigration serait trompeur. Si vous suivez les deux sujets, gardez-les sur deux lignes distinctes : l’une concerne les prix et les taux, l’autre les règles administratives.

Un baht affaibli ou l’énergie peuvent remettre les taux sur la table

La prudence reste de mise car la prévision de KKP repose aussi sur des risques identifiés. Une forte dépréciation du baht ou une flambée de l’énergie pourrait changer l’appréciation de l’inflation.

Pour l’instant, les chiffres de juin et de juillet vont dans le sens d’une pression moins forte. Les dépenses visibles dans la rue, du repas préparé au transport public, montrent que le ralentissement statistique ne remplit pas à lui seul le portefeuille.

Le signal est rassurant sans être confortable. En Thaïlande, l’indice peut reculer tandis que le ticket du dîner livré et le trajet quotidien montent encore : cette différence, très concrète, reste à suivre dans les prochains mois.