Quand le client se fait rare, les vendeurs de Pattaya viennent à lui

À Pattaya, des commerçants quittent leur devanture pour interpeller les passants sur le trottoir. La fréquentation touristique y est décrite comme en nette diminution, et la recherche de clients se voit maintenant dans la rue.
Le changement touche les salons de massage, les bars et les boutiques. Pour un Français de passage ou installé en Thaïlande, l’information utile est simple : dans certaines zones piétonnes, vous pouvez être sollicité plusieurs fois au cours de la même marche.
Dans les zones piétonnes, le client est abordé avant la boutique
Le phénomène est surtout visible dans les secteurs où les promeneurs sont nombreux. Des commerçants, mais aussi leur personnel, accostent les voyageurs directement sur le trottoir.
Certains les guident ensuite vers leur devanture. Le geste répond à une baisse de fréquentation décrite sur place, mais il modifie aussi l’ambiance de ces rues : vous ne choisissez plus toujours seul le moment d’entrer dans un commerce.
Cette méthode met les établissements en concurrence à quelques mètres les uns des autres. Elle rend aussi leur présence plus visible, y compris pour les visiteurs qui n’avaient pas prévu de s’arrêter.
Plusieurs sollicitations peuvent peser sur une simple promenade
Des voyageurs disent se sentir mal à l’aise, parfois oppressés, face à plusieurs sollicitations simultanées. Ce ressenti ne vise pas un seul type de commerce : les secteurs cités vont des boutiques aux bars, en passant par les salons de massage.
La pression commerciale dégrade la promenade quand elle devient répétée. Vous pouvez comprendre pourquoi les vendeurs cherchent à attirer chaque passant, sans pour autant apprécier d’être abordé à plusieurs reprises.
Le sujet mérite d’être lu avec mesure. Les faits décrivent une pratique visible dans certaines zones piétonnes, pas le comportement de tous les commerces ni de tous les salariés de la ville.
Une baisse sans chiffre officiel propre à Pattaya
La baisse de fréquentation est présentée comme nette, mais aucun chiffre officiel spécifique à Pattaya n’est fourni pour la mesurer. Impossible, donc, de chiffrer la baisse ou d’en tirer un classement entre quartiers.
Ce manque de données ne retire rien à ce qui est observé dans la rue : des vendeurs viennent vers les passants et les accompagnent parfois jusqu’à leur établissement. Vous avez là un signe concret d’une concurrence plus directe.
Il faut aussi éviter d’en faire une explication universelle. Les faits ne permettent pas d’attribuer cette situation à une nationalité de visiteurs, à une saison précise ou à un événement particulier.
Le passage à l’immigration reste une démarche séparée
Ce qui se passe dans les rues de Pattaya ne change pas les formalités d’entrée dans le pays. Depuis le 01/05/2025, les ressortissants étrangers doivent remplir la Thailand Digital Arrival Card, ou TDAC, avant leur arrivée.
Le formulaire concerne les entrées par voie aérienne, terrestre ou maritime. Vous devez le remplir dans les trois jours précédant l’arrivée, à l’adresse tdac.immigration.go.th.
Qui n’a pas à remplir la TDAC ?
La formalité ne concerne pas les voyageurs en transit ou en correspondance qui ne passent pas le contrôle d’immigration. Elle ne s’applique pas non plus aux personnes qui entrent avec un Border Pass.
Ce point reste distinct de la durée de séjour autorisée. Le formulaire organise l’arrivée ; il ne remplace pas les règles liées au visa ou à l’exemption de visa.
Après l’exemption de 60 jours, une règle annoncée à 30 jours
Au 04/06/2026, les ressortissants français pouvaient séjourner sans visa jusqu’à 60 jours. Le gouvernement thaïlandais avait approuvé, le 19/05/2026, la fin de cette exemption de 60 jours.
La France, la Belgique et la Suisse figurent parmi les 54 pays appelés à conserver une exemption de 30 jours. Les nouvelles mesures doivent s’appliquer 15 jours après leur publication dans la Gazette royale.
Pour vous qui préparez une arrivée, la prudence consiste à distinguer l’annonce de son entrée en application. Une rue plus insistante à Pattaya peut surprendre ; une formalité mal comprise à la frontière peut, elle, compliquer le séjour avant même le premier trottoir.




