Depuis Phuket, Phang Nga devient une vraie option d’escapade hors saison

20,3 milliards de bahts en quatre mois, plus de 1,5 million de visiteurs, puis une basse saison qui s’étire de juin à septembre. Avec des hôtels encore ouverts et des remises qui dépassent 10 %, la bascule est là. Pour vous qui vivez à Phuket ou dans le Sud, cette province va au-delà du pic de fréquentation du début d’année.
La période creuse ne supprime pas la demande, elle la transforme. Vous n’allez pas y trouver la même ambiance qu’entre janvier et avril 2026. Mais vous avez en face un territoire qui cherche clairement à occuper le terrain hors saison.
Janvier à avril 2026 : des chiffres déjà trop lourds pour parler d’un simple repli ensuite
Entre janvier et avril 2026, la province a encaissé 20,3 milliards de bahts de recettes touristiques. Ce niveau est présenté comme deux fois plus qu’à la même période de l’année précédente. Vous avez donc un point de départ très haut.
Sur ces quatre mois, elle a accueilli plus de 1,5 million de visiteurs. Cela inclut 927 091 touristes étrangers et 582 898 voyageurs thaïlandais. Ce partage compte.
On n’est pas face à une clientèle unique, ni à une dépendance totale à un seul marché.
Le signal existait déjà en 2025, avec plus de 50 milliards de bahts générés pour l’économie locale. Une base pareille permet de travailler la période creuse sans repartir de zéro. Vous pouvez y lire une stratégie, pas un simple remplissage de dernière minute.
40 % à 50 % d’occupation : la basse saison reste ouverte, et c’est déjà beaucoup
La période juin, septembre correspond à la basse saison. Pourtant, le parc hôtelier reste large, avec environ 15 000 chambres, surtout à Khao Lak, Na Tai et Koh Yao. Vous avez donc de l’offre, et elle est structurée.
Pendant cette séquence, le taux d’occupation se situe entre 40 % et 50 %. Ce n’est pas un trou noir touristique. Il reste assez de monde pour faire tourner les hébergements.
Mais pas au niveau qui empêche les gestes commerciaux.
C’est là que les réductions dépassant 10 % prennent du poids. Elles ne tombent pas du ciel. Vous êtes dans une fenêtre où les établissements gardent des chambres à vendre.
Et où la province tente de rendre le séjour plus facile à déclencher.
Qui vient encore quand la saison ralentit ?
Les visiteurs étrangers de basse saison viennent d’Australie, d’Europe, du Royaume-Uni et de l’Italie. Ils restent en général entre dix nuits et deux semaines. Vous n’êtes donc pas sur un passage éclair.
La dépense moyenne par séjour atteint près de 13 000 bahts, soit environ 344 euros. La durée compte ici. Quand des visiteurs restent aussi longtemps en basse saison, vous avez un modèle qui cherche à lisser l’année.
Pas seulement à survivre entre deux vagues.
Surf à Takua Pa : 200 bahts pour 90 minutes, une porte d’entrée très lisible
À Memories Beach, dans le district de Takua Pa, la location d’une planche de surf démarre à 200 bahts pour 90 minutes. Des cours pour débutants sont proposés à partir de 1 800 bahts. La province met en avant une activité simple à lire, tarifée clairement, et pensée aussi pour les débutants.
Le Phangnga Surfing Club est présidé par Chatchai Somporn. Ce détail donne une autre épaisseur au sujet. Vous êtes face à une pratique organisée qui aide la période creuse à exister par elle-même.
La manœuvre est habile. Quand une basse saison propose une activité identifiée, avec un prix d’entrée visible et un cours pour débutants, vous sortez du simple argument « il y a moins de monde ». Vous avez une raison de venir, même sans viser le plein hiver touristique.
Kapong joue une autre carte : le durian Salika et des vergers déjà mis en scène
Le district de Kapong pousse une offre d’un autre genre avec le durian Salika, qui bénéficie d’une indication géographique. La province ne veut pas dépendre d’un seul récit de séjour. Vous avez la mer d’un côté, le produit agricole distinctif de l’autre.
En 2026, la récolte prévue atteint environ 4 285 tonnes de durians sur 8 919 rai de plantations. Cela inclut près de 400 tonnes de durian Salika. Ce n’est pas anecdotique.
Pour vous, cela signifie qu’un produit local assez identifié peut devenir un motif de détour à part entière.
Le mouvement est déjà visible sur le terrain : un convoi de 65 véhicules organisé par Ford Phuket a permis à plus de 200 visiteurs de découvrir les vergers de ce district. L’opération transforme la visite agricole en sortie concrète, lisible, presque prête à l’emploi.
Pourquoi ce mélange mer + vergers pèse dans la basse saison ?
Parce qu’il étale les raisons de venir. Si vous ne misez que sur l’hôtel, vous dépendez trop du taux d’occupation. Si vous ajoutez le surf, les séjours longs et un produit comme le Salika, vous fabriquez plusieurs portes d’entrée au même moment.
La récompense de Booking.com appuie ce virage par l’image. Le site a désigné ce territoire destination la plus accueillante au monde lors des Traveller Review Awards 2026. Ce label ne remplace pas les chiffres, mais vous aide à comprendre comment la province veut être perçue hors pic.
Pour un Français en Thaïlande, l’intérêt tient à la combinaison des signaux
Pris séparément, chaque élément peut sembler modeste : une remise de plus de 10 %, un surf à 200 bahts, un cours à 1 800 bahts, des séjours de dix nuits à deux semaines. Mis ensemble, ils racontent autre chose. Vous avez une province qui essaie de rendre sa période juin, septembre plus désirable, pas juste moins chère.
Le plus parlant reste peut-être l’équilibre entre volume et respiration. Avec 40 % à 50 % d’occupation, il y a encore du passage. Avec 15 000 chambres, l’offre ne disparaît pas.
Avec des visiteurs étrangers déjà identifiés, la saison basse garde une clientèle. Vous pouvez donc regarder cette période autrement qu’en simple creux du calendrier.
La promesse n’est pas celle d’une province vide ou d’un miracle tarifaire. Elle tient dans un assemblage plus solide : des recettes déjà fortes, des hôtels qui restent actifs, une activité de plage claire, un produit agricole signé, et une image d’accueil qui colle au récit. Pour vous qui cherchez une échappée depuis Phuket sans attendre le pic annuel, c’est assez.
Assez pour considérer cette option sérieusement.




