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La Thaïlande va enquêter sur la recrudescence du tilapia à menton noir d’ici sept jours

La Thaïlande va enquêter sur la recrudescence du tilapia à menton noir d’ici sept jours

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Photo gracieuseté de Thairath

Le ministère thaïlandais de l’Agriculture et des Coopératives a chargé le Département des pêches d’un délai de sept jours pour déterminer le cause derrière la montée en puissance la population de tilapias à menton noir.

Prayoon Inskul, secrétaire permanent du ministère, a annoncé hier 20 juillet qu’un plan global avait été élaboré pour faire face à l’épidémie affectant 16 provinces. La stratégie initiale implique qu’un comité travaille à contrôler la population d’ici septembre de l’année prochaine, pour augmenter le prix du tilapia à menton noir à 15 bahts par kilogramme, contre 8 bahts par kilogramme actuellement.

Le comité enquêtera sur l’impact de l’importation de cette espèce de poisson sur les écosystèmes locaux et retracera la source de son épidémie. Le département des pêches doit présenter ses conclusions dans un délai de sept jours, qui seront ensuite utilisées par le ministère pour formuler une solution, a déclaré Prayoon.

« Le comité enquêtera sur l’importation de l’espèce de poisson sur les écosystèmes locaux et sur la source de son épidémie. »

En plus de retrouver la source, la réunion a également exploré la possibilité de relâcher des poissons prédateurs, comme le bar blanc, pour freiner la population juvénile de cette espèce envahissante. Des mesures de surveillance renforcées seront mises en œuvre dans les zones où le tilapia à menton noir n’a pas encore été détecté.

Le ministre de l’Agriculture et des Coopératives, Thamanat Prompow, prévoit de se rendre demain à Samut Sakhon pour rencontrer des représentants de 16 provinces situées le long du golfe de Thaïlande. La réunion réunira des responsables de diverses agences telles que l’Autorité thaïlandaise du caoutchouc, le Département de l’aménagement du territoire et le Département de l’agriculture.

Tilapia à menton noir

Le 19 juillet, Bancha Sukkaew, directeur général du département, a annoncé l’interdiction de l’élevage du tilapia à menton noir. Le ministère a également publié un règlement interdisant cette activité en vertu de l’article 144 de la loi sur la pêche de 2015. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à un an de prison, une amende pouvant aller jusqu’à 1 million de bahts (27 500 $ US), ou les deux.

L’interdiction découle des craintes que cette espèce envahissante, originaire d’Afrique de l’Ouest, puisse prospérer dans l’environnement thaïlandais, se reproduire rapidement et perturber les écosystèmes locaux. Cela pose des défis importants aux aquaculteurs et aux pêcheurs, ainsi qu’à d’autres poisson les espèces sont menacées.

Le tilapia à menton noir (Sarothedon melanotheron) peut vivre dans les eaux douces, saumâtres et côtières. Il a une durée de vie allant jusqu’à neuf ans et peut atteindre environ 25 centimètres de longueur.

Le poisson atteint l’âge de reproduction à un an et peut se reproduire tous les 22 jours, avec une femelle capable de pondre jusqu’à 900 œufs à la fois. La reproduction a lieu tout au long de l’année, selon le Département des pêches, a rapporté le Bangkok Post.

En raison de sa nature envahissante, le ministère de l’Agriculture et des Coopératives a donné la priorité à l’éradication du tilapia à menton noir dans le cadre de son programme agricole national.

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Serpent noir Thaïlande : reconnaître les espèces dangereuses et réagir en cas de morsure

Croiser un serpent noir en Thaïlande dans son jardin de villa Phuket ou Chiang Mai n’a rien d’anecdotique : le pays abrite environ 200 espèces dont une cinquantaine venimeuses, et la Croix Verte de Bangkok recense en moyenne 30 000 morsures par an, dont environ 50 décès. Les serpents noirs vraiment dangereux à connaître sont au nombre de trois. Le cobra royal (Ophiophagus hannah), 3 à 5 m, dos brun-noir uniforme avec capuchon distinctif, présent en zone forestière et dans les jardins en saison des pluies. La vipère de Russell d’Asie (Daboia siamensis), 1 à 1,5 m, plus brun foncé que noir mais souvent perçue comme telle, à l’origine de la moitié des décès par morsure dans le pays. Et surtout le bongare candide (Bungarus candidus) et le bongare rayé (Bungarus fasciatus), nocturnes, neurotoxiques, dont la morsure est indolore mais mortelle sans antivenin dans les 12-24 h. À noter que beaucoup de « serpents noirs » signalés par les expats français sont en réalité des couleuvres orientales (Ptyas mucosa) totalement inoffensives, jusqu’à 3,7 m, qui chassent les rats. En cas de morsure, appelez immédiatement le 1669 (urgences thaïes), immobilisez le membre touché en position basse, prenez une photo du serpent (sans tenter de l’attraper), et dirigez-vous vers l’un des trois hôpitaux référencés pour les antivenins : Snake Farm Queen Saovabha (Bangkok), Phuket International, ou Bumrungrad. Évitez les remèdes maison type garrot ou succion buccale : aggravent systématiquement le pronostic.

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