Dix mois en famille d’accueil : Fahsai raconte son année scolaire à Belfort

Dix mois dans une famille d’accueil à Cravanche ont donné à Fahsai un regard précis sur l’école française. La Thaïlandaise de 17 ans, scolarisée en première au lycée Courbet de Belfort, raconte une relation aux professeurs qu’elle juge plus distante qu’en Thaïlande.
Son séjour relevait d’un échange éducatif organisé par AFS Vivre Sans Frontière. Pour les Français installés en Thaïlande, ce récit rappelle surtout qu’un échange scolaire dépasse le lycée : il place aussi un adolescent dans les habitudes d’une famille et dans un autre rapport aux adultes.
Dix mois à Belfort, entre le lycée et une famille de Cravanche
Fahsai a passé dix mois à Belfort et a suivi l’année de première au lycée Courbet. Elle était accueillie par une famille à Cravanche, une commune voisine de la ville.
Cette double expérience compte dans son témoignage. Pendant un échange, vous découvrez une salle de classe et les repères du quotidien se construisent aussi chez les personnes qui vous reçoivent.
L’association AFS Vivre Sans Frontière encadrait cet échange éducatif. Le cadre annoncé est donc celui d’une année scolaire vécue à la fois dans un établissement français et dans un foyer d’accueil.
Pourquoi Fahsai perçoit-elle plus de distance avec les professeurs ?
La lycéenne dit percevoir « plus de distance avec les professeurs » en France qu’en Thaïlande. Elle décrit une impression née de son année de première, pas une règle qui vaudrait pour toutes les écoles françaises ou thaïlandaises.
La nuance mérite d’être gardée. Ce récit permet de se demander, avant un départ scolaire, comment l’élève comprend la place des enseignants et quelle proximité il attend d’eux au quotidien.
Son observation porte sur une relation, donc sur des gestes et des habitudes difficiles à résumer. Elle ne mesure ni la qualité des cours ni l’attention des enseignants. Elle parle de distance.
Au lycée Courbet, l’échange passe aussi par les codes scolaires
Suivre une première au lycée Courbet a placé Fahsai dans une classe française pendant toute l’année scolaire. Son regard sur les professeurs vient d’une présence durable, pas d’un passage de quelques jours.
Une année de première laisse le temps de comparer des habitudes. Mais l’expérience reste celle d’une élève précise, dans un établissement précis. Il faut la lire comme un témoignage, sans lui faire dire davantage.
Un témoignage peut-il décrire toute l’école française ?
Non. Il éclaire le parcours d’une adolescente thaïlandaise accueillie à Cravanche et scolarisée à Belfort. Sa force vient de cette situation concrète, mais elle ne permet pas de conclure à la place de tous les élèves.
Cette prudence évite les raccourcis sur la France ou la Thaïlande. Dans un échange, la personne accueillie compare ce qu’elle connaît avec ce qu’elle vit sur place. C’est déjà beaucoup.
Pour les familles franco-thaïes, le séjour commence avant la rentrée
Le parcours de Fahsai montre que la famille d’accueil fait partie entière de l’échange. À Cravanche, elle était logée et vivait aussi hors du lycée, dans un environnement français.
Avant un départ, vous pouvez aborder les sujets concrets : la vie avec la famille, le rythme scolaire et la relation attendue avec les professeurs. Ces questions ne préjugent pas de l’expérience. Elles donnent à l’élève des mots pour raconter ce qu’il ressent.
Le témoignage de cette lycéenne ne tranche rien pour toutes les familles, mais pendant dix mois, une année scolaire se joue autant dans la classe que dans la maison d’accueil. C’est souvent là que les différences deviennent compréhensibles, puis racontables.




