Face au Japon, la Thaïlande ajuste sa stratégie pour le marché chinois

Après un objectif initial fixé à 6,73 millions, la Thaïlande regarde donc avec attention le retour possible d’une partie de cette clientèle vers le Japon.
Pour les Français installés sur place, le sujet dépasse les tableaux du tourisme. Le marché chinois pèse dans l’activité touristique, et l’office du tourisme ajuste déjà son regard sur la seconde moitié de l’année.
Pourquoi la reprise des forfaits vers le Japon est surveillée
Des agences chinoises ont remis en vente des forfaits vers cette destination pour juillet et août. Certaines ont ensuite suspendu ces ventes après l’attention publique suscitée autour de cette reprise.
Cette séquence reste mouvante. Des opérateurs thaïlandais ont interrogé l’office du tourisme, mais aucune confirmation n’était disponible à ce stade.
Vous avez là un signal, pas une bascule établie. L’enjeu est de savoir si ces voyages reprennent durablement et s’ils peuvent détourner une partie des départs qui auraient autrement visé le royaume.
Une chute de 52 % qui éclaire le dossier chinois
Au cours des cinq premiers mois, le nombre de touristes chinois au Japon a reculé de 52 %, à 1,7 million. Les restrictions sur les groupes touristiques chinois expliquent principalement ce repli.
Les liaisons aériennes entre les deux pays ont aussi diminué de plus de 55 % pendant l’été. Ces deux éléments montrent pourquoi toute reprise commerciale est suivie avec prudence.
Vous ne pouvez pas déduire d’un forfait remis en vente une hausse automatique des arrivées. Les ventes, les autorisations de groupes et les vols doivent avancer ensemble pour modifier réellement les flux.
De 6,73 millions : l’objectif 2026 a été revu
L’office avait visé le niveau observé en 2024, soit 6,73 millions de visiteurs chinois en 2026.
Le recul est net dans le pilotage du marché. Il reflète un environnement moins simple que celui envisagé au départ, sans permettre de désigner un seul facteur comme responsable.
Le précédent est lourd : en 2025, les arrivées chinoises en Thaïlande avaient chuté de 33,5 %, à 4,47 millions. L’objectif initial reste donc difficile à retrouver.
Vous croiserez parfois des lectures trop rapides de ces chiffres. La comparaison utile reste celle entre l’objectif et le niveau atteint l’année précédente.
Le 20 juin, la progression atteignait déjà 17 %
Au 20 juin, le pays avait enregistré une hausse de 17 %, avec 2,5 millions de visiteurs chinois. Ce résultat explique que l’office continue de surveiller les mouvements régionaux plutôt que d’abandonner ses ambitions.
Mais une progression à cette date ne ferme pas le débat sur le second semestre. Les retours possibles vers le marché japonais peuvent modifier la trajectoire attendue, surtout si les conditions de vente évoluent de nouveau.
La ligne est claire : l’office prépare déjà son plan d’action pour 2027. Cette préparation compte autant que la prévision annuelle, car elle oblige à regarder les concurrents directs et les conditions de voyage au-delà d’une seule saison.
Qu’est-ce que les Français doivent retenir pour un séjour court ?
La France figure parmi les 93 pays bénéficiant, depuis mai 2026, d’une exemption de visa de 30 jours. Pour un séjour allant jusqu’à cette durée, les Français n’ont pas besoin de visa, sous réserve des formalités obligatoires, dont la TDAC.
La durée indiquée est passée de 60 à 30 jours par entrée, avec une prolongation possible de 30 jours supplémentaires sur place. Vous devez donc distinguer les règles de séjour applicables à votre voyage des évolutions du marché touristique chinois.
Le voyageur français garde une porte d’entrée administrative plus simple pour un court séjour, mais le secteur touristique, lui, reste suspendu aux choix de déplacement d’un marché beaucoup plus vaste. Entre l’objectif initial et une reprise encore incertaine vers le Japon, la prudence s’impose dans les projections.




