La Thaïlande séduit de plus en plus les ultra-riches, surtout à Bangkok

En 2025, 1 210 des 2 090 ultra-riches recensés dans le pays résidaient principalement à Bangkok. Pour les Français installés sur place, ce chiffre éclaire surtout le poids grandissant de la capitale dans les choix d’affaires, d’immobilier et de services haut de gamme.
Un ultra-riche, ou UHNW, possède un patrimoine net supérieur à 30 millions de dollars américains. La concentration observée dans la capitale ne relève donc pas d’un simple effet d’image.
Pourquoi la capitale concentre-t-elle autant de grandes fortunes ?
Les secteurs cités comme moteurs de création de richesse sont l’immobilier, l’hôtellerie, les loisirs, la banque, la finance et les services aux entreprises comme aux particuliers. Vous retrouvez là les activités qui se croisent dans la ville.
La majorité des ultra-riches thaïlandais sont des entrepreneurs ayant bâti eux-mêmes leur fortune. Les patrimoines entièrement hérités représentent moins d’un dixième de la population ultra-fortunée locale, ce qui donne un profil assez différent d’un marché dominé par les seules dynasties familiales.
1 840 ultra-riches envisagés dans la capitale en 2030
Altrata prévoit environ 1 840 UHNW à Bangkok d’ici 2030. Sa directrice senior de la stratégie et de l’analyse, Maya Imberg, place ainsi la ville au douzième rang mondial des zones urbaines où cette population devrait progresser le plus vite.
La projection correspond à une hausse de plus de 50 % et à un rythme annuel moyen de 8,7 %. Vous pouvez y voir un indicateur de concentration de richesse, mais pas une promesse automatique pour chaque activité ou chaque investissement.
La capitale Bangkok devancerait Jakarta sur le rythme de croissance prévu de sa population UHNW jusqu’en 2030, selon l’Altrata World Ultra Wealth Report 2026. Le classement décrit une tendance sur les grandes économies urbaines ; il ne dit rien, à lui seul, de la situation d’un quartier ou d’un projet précis.
Le LTR vise un profil patrimonial très encadré
Ouvert depuis le 1er septembre 2022, le Long-Term Resident Visa relève du Thailand Board of Investment. Sa catégorie « Wealthy Global Citizens » n’impose plus d’exigence de revenu personnel depuis la mise à jour des critères de 2025.
Vous devez en revanche justifier d’actifs personnels mondiaux d’au moins 1 000 USD. Le dossier demande aussi un investissement en Thaïlande d’au moins 500 000 USD, réalisé ou détenu avant le dépôt et placé au nom du demandeur.
Quelle durée de séjour est annoncée ?
Le LTR est annoncé pour 10 ans, avec renouvellement possible. À l’entrée, son titulaire reçoit une autorisation de séjour de cinq ans, qui peut être prolongée de cinq années supplémentaires.
Ce dispositif concerne donc une catégorie patrimoniale précise, loin des démarches ordinaires de séjour. Vous avez intérêt à distinguer clairement cette voie de résidence des conditions applicables aux visiteurs de courte durée.
À One Bangkok, une délivrance affichée à 50 000 THB
Dans la capitale, la délivrance peut être effectuée auprès de l’Immigration Bureau at Thailand Investment and Expat Services Center, au sein de One Bangkok. Le centre se trouve dans la Parade Zone, aux sixième et septième étages, au 1877 Rama IV Road, Lumphini, Pathumwan.
Le montant indiqué est de 50 000 THB par personne. Vous devez aussi garder en tête que la délivrance du visa et les critères patrimoniaux forment un même dossier : la durée annoncée ne remplace pas les conditions d’accès.
Pour un passeport français, le séjour court suit une autre logique
Les titulaires d’un passeport ordinaire français bénéficient d’une exemption de visa pour un séjour inférieur à 60 jours. Cette durée peut être prolongée de 30 jours, pour atteindre 90 jours au maximum.
Depuis le 1er mai 2025, les ressortissants non thaïlandais doivent remplir la Thailand Digital Arrival Card dans les 72 heures précédant leur entrée. Vous ne devez pas confondre cette formalité d’arrivée avec une demande de résidence longue durée.
La hausse annoncée des très grandes fortunes dessine une capitale plus concentrée autour des affaires et des services qui les accompagnent. Mais pour un Français qui prépare son séjour, la bonne porte reste celle qui correspond à sa situation réelle : visite courte, projet d’investissement ou résidence patrimoniale.



