Vivre à Pattaya : distinguer une affaire criminelle d’une consigne officielle

Le 26 juin 2026, Simon Peter Carman, ressortissant australien, a été arrêté à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok. Le corps de Tunchanok Donhomla, une Thaïlandaise de 17 ans, a été découvert dans une valise.
L’affaire concerne Pattaya, dans la province de Chonburi. Elle ne modifie aucune règle d’entrée ou de séjour pour les Français, mais elle rappelle qu’un fait criminel et une consigne officielle ne se lisent jamais de la même façon.
Une procédure pénale encore ouverte après l’arrestation du 26 juin 2026
La police thaïlandaise a indiqué que des images de vidéosurveillance montreraient l’Australien entrer dans un condominium avec la jeune fille. Il en serait ensuite ressorti seul avec une valise. La police a aussi indiqué que celle-ci aurait ensuite été transportée à moto vers une zone herbeuse proche d’une voie ferrée.
Vous avez donc affaire à des éléments présentés dans le cadre d’une enquête, pas à un récit achevé. L’autopsie et les investigations complémentaires étaient encore en cours au moment des informations rapportées.
Il a été inculpé pour meurtre intentionnel, dissimulation de cadavre, déplacement ou destruction de cadavre et enlèvement d’une mineure à des fins indécentes. Il conteste ces accusations.
Pourquoi l’affaire ne doit pas devenir une consigne de voyage
Un dossier criminel suit sa propre procédure. Les éléments recueillis doivent être transmis au parquet, qui décidera de la suite à donner au dossier.
Vous pouvez suivre cette affaire sans lui prêter une portée administrative qu’elle n’a pas. Aucun des éléments connus ne décrit une nouvelle règle pour les visiteurs français ni une instruction particulière liée à cette ville.
La prudence consiste donc à garder les deux sujets séparés : d’un côté, une enquête pénale avec des accusations contestées. De l’autre, les formalités d’entrée applicables au passeport français. Mélanger les deux brouille l’information et n’aide personne.
Le séjour touristique sans visa reste limité à 60 jours
Depuis le 15 juillet 2024, les titulaires français d’un passeport ordinaire peuvent séjourner jusqu’à 60 jours sans visa pour le tourisme uniquement. Au-delà de cette durée, un visa est obligatoire.
Vous devez aussi présenter un passeport valable au moins six mois à compter de votre date d’entrée. Les services de l’immigration peuvent demander l’équivalent de 20 000 THB en espèces par personne.
Les passages terrestres sans visa sont limités à deux par an. Cette limite ne concerne pas les déplacements aériens, une distinction utile pour ceux qui combinent plusieurs entrées par frontière terrestre.
La carte d’arrivée remplace-t-elle un visa ?
Non. Depuis le 1er mai 2025, la Thailand Digital Arrival Card, ou TDAC, est obligatoire pour les ressortissants étrangers entrant par voie aérienne, terrestre ou maritime.
Vous devez la remplir dans les 72 heures précédant l’entrée, et la démarche est gratuite. La TDAC ne constitue pas un visa : elle s’ajoute aux conditions de séjour applicables.
Sur la TDAC, le code français à choisir est FRA : FRENCH
Pour un passeport français, le code de nationalité à sélectionner est FRA : FRENCH. Ce détail administratif paraît modeste, mais une carte d’arrivée sert à déclarer son entrée, pas à interpréter une affaire judiciaire.
Vous gagnerez du temps en préparant ces formalités avant le départ et en gardant le cadre exact de chaque information. Une enquête à Chonburi concerne d’abord la justice. L’entrée en Thaïlande reste encadrée par les documents, la durée du séjour et la TDAC.
Cette affaire suit maintenant son chemin vers le parquet, avec une autopsie et des investigations encore en cours. Pour les Français qui préparent un voyage, le réflexe utile reste plus simple : vérifier la durée autorisée, la validité du passeport et la carte d’arrivée. Il ne faut pas tirer de règle générale d’un dossier pénal.




