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23 millions d’inscriptions en quelques heures, un Français sans statut local reste en retrait

23 millions d'inscriptions en quelques heures, un Français sans statut local reste

Depuis le 1ᵉʳ juin 2026, les affiches « 60/40 » se sont installées sur les marchés et dans les commerces participants. Pour un Français installé sur place, la vraie question est simple : est-ce que cette aide vous concerne ? Ou est-ce qu’elle passe sous votre nez ?

La réponse, à ce stade, est plutôt froide. Les éléments disponibles présentent ce programme comme un dispositif pensé pour les citoyens thaïlandais éligibles, avec un ciblage sur les résidents thaïlandais. Ils ne mentionnent pas explicitement un accès pour les étrangers non naturalisés.

Autrement dit, si vous vivez ici avec un passeport français, mieux vaut partir du principe que l’ouverture n’est pas démontrée.

Le point qui compte vraiment pour vous : l’aide n’est pas présentée comme ouverte aux étrangers

Le mécanisme s’appelle Thais Help Thais Plus : 60/40. Il est prévu jusqu’au 30 septembre, et son principe est limpide : les bénéficiaires paient 40 % du prix dans les commerces participants. Pendant ce temps, l’État prend en charge les 60 % restants.

Sur le papier, c’est massif. Pour vous, le point faible est ailleurs : les textes disponibles parlent des citoyens thaïlandais et excluent les touristes. Ils ne disent pas noir sur blanc qu’un étranger non naturalisé peut en profiter.

Je préfère être sec là-dessus, parce qu’un flou administratif finit souvent par faire perdre du temps à tout le monde.

Si vous êtes Français en Thaïlande, il faut donc lire cette annonce comme une information de contexte local, pas comme une réduction acquise à la caisse. Je garde toujours un doute méthodique quand un dispositif est large dans sa communication. Mais il peut être serré dans son périmètre réel.

1,084 milliard de bahts à 17 heures : le démarrage a été très fort

23 millions d'inscriptions en quelques heures, un Français sans statut local reste

Lundi à 17 heures, le dispositif avait déjà généré 1,084 milliard de bahts de dépenses. Ce total ne couvre que les achats effectués directement dans les magasins. Il exclut les plateformes de livraison de repas, qui doivent intégrer l’opération à partir du 15 juin.

Vous voyez tout de suite ce que cela raconte : l’élan ne repose pas seulement sur une campagne d’affichage. Près de 5 millions de personnes avaient déjà utilisé leurs avantages. Plus de 566 000 commerces participants étaient concernés à travers le pays.

Là, le volume parle de lui-même.

Mon avis est net : quand un programme bouge autant d’achats aussi vite, il cesse d’être une annonce politique abstraite. Il devient un repère très concret pour la vie quotidienne. C’est surtout vrai quand les achats cités portent sur l’huile de cuisson, les nouilles instantanées, les assaisonnements, les boissons et les couches jetables.

Vous êtes dans le panier de base, pas dans l’achat plaisir.

Qui est dedans, qui est dehors : c’est là que le sujet se joue

Plus de 26 millions de personnes ont été autorisées à rejoindre le dispositif. En parallèle, 865 524 entreprises se sont enregistrées avec succès pour participer à l’opération, dont 72 747 nouveaux commerçants. Pour vous, cette ampleur ne change pourtant pas le point central.

Être nombreux dans le système ne veut pas dire que tout le monde y entre.

C’est même le défaut le plus frustrant du dossier pour un lecteur français. On a beaucoup de chiffres sur le déploiement, mais pas de mention explicite d’un accès pour les étrangers non naturalisés. Vous pouvez donc observer un programme très visible dans les rues.

Sans avoir aujourd’hui la preuve qu’il s’applique à votre cas.

Le Premier ministre Anutin Charnvirakul l’a promu sur les réseaux sociaux. De son côté, le vice-Premier ministre et ministre des Finances cité, Ekniti Nitithanprapas, s’est exprimé lors d’une visite au marché de Thonburi, dans le district de Thawi Watthana à Bangkok. Vous avez donc une communication politique forte.

Mais le verrou utile pour les expatriés reste le même : le périmètre d’accès.

Ce que vous pouvez lire derrière les achats du quotidien

Les premiers usages donnés publiquement sont parlants. Les bénéficiaires s’en servent pour des produits de base, ceux qui reviennent vite dans un foyer. Et qui pèsent tout de suite sur le budget.

C’est à mes yeux la partie la plus solide de cette séquence, parce qu’elle montre l’intention réelle du programme sans avoir besoin de longs discours.

Pour un Français installé ici, ce détail sert surtout à comprendre le climat économique du moment. Si vous faites vos courses dans les mêmes zones commerciales, vous allez voir ce marquage « 60/40 ». Vous allez entendre parler de l’aide, et vous allez peut-être supposer qu’elle est universelle.

Ce serait une mauvaise lecture.

Le point à retenir est presque brutal : la visibilité d’un dispositif dans les magasins ne vaut pas validation pour les expatriés. Vous pouvez vivre ici, consommer ici, et rester hors du cadre annoncé. Si l’accès est pensé d’abord pour les citoyens thaïlandais éligibles.

Faut-il tenter sa chance en caisse si vous êtes Français ?

Rien, dans les éléments disponibles, ne permet d’affirmer qu’un étranger non naturalisé y a droit. Si vous êtes concerné par cette question, le plus prudent est de ne pas compter dessus tant qu’une règle officielle ne le dit pas clairement. Sur ce genre de sujet, l’optimisme coûte souvent plus cher que l’attente.

Pourquoi ce lancement compte quand même pour les expatriés ?

Parce qu’il donne une photo très concrète de la consommation aidée entre le 1ᵉʳ juin 2026 et le 30 septembre. Même sans accès confirmé pour vous, ce programme peut modifier ce que vous voyez dans les commerces participants. Il peut aussi modifier la communication des vendeurs et la manière dont certains achats du quotidien sont mis en avant.

Si vous êtes Français en Thaïlande, retenez donc la ligne simple : le lancement est puissant, les chiffres sont déjà lourds. Mais l’accès n’est pas présenté comme ouvert aux étrangers non naturalisés. Avant de compter sur cette aide, vérifiez toujours la règle officielle du dispositif.

C’est moins excitant qu’une promo en vitrine, mais c’est ce qui évite les mauvaises surprises.