Le salon nautique de Phuket revient enfin : les superyachts deviennent accessibles aux visiteurs
Quinze minutes de l’aéroport, et déjà on marche sur des pontons de teck
Le salon nautique de Phuket revient en janvier 2026. Pas une rumeur de yachtie sur un forum expat. Une quatrième édition confirmée.
Pour un Français installé en Thaïlande, ou qui envisage de l’être, c’est le genre de rendez-vous qui dit quelque chose de l’écosystème local. Pas seulement du luxe. Du business, des services, des emplois, des opportunités de réseau que Bangkok ne monopolise pas toujours.
Je l’avoue : j’ai longtemps sous-estimé ces salons thaïlandais. L’habitude de penser que le vrai yachting, c’est Monaco, Cannes, les chantiers italiens. La Thaïlande, c’était le charter de croisière, le catamaran de location, le plaisancier du week-end.
Ce que ce salon montre en grandissant, c’est une scène qui se structure. Brokers, assureurs maritimes, sociétés de charter, équipementiers, services financiers, immobilier de luxe lié aux marinas. Ça ne ressemble plus à une foire de village.
Ça ressemble à un marché.
14 janvier : la conférence qui précède le spectacle
La veille de l’ouverture, le 14 janvier 2026, la Thailand Yachting Conference pose les bases. Ateliers et séminaires sur la réglementation, les investissements, les infrastructures. Vous l’avez peut-être remarqué : la Thaïlande a changé de ton sur le yachting depuis quelques années.
Les autorités poussent les marinas, les zones franches, les projets d’infrastructures. Cette conférence, c’est là où ça se traduit en langage business. Pas pour le plaisancier qui veut juste admirer un Sunseeker.
Pour celui qui cherche à comprendre où va le marché, où placer un projet, ou comment le cadre légal évolue.
Le format in-water est ce qui distingue vraiment le salon. Des yachts et bateaux à flot, pas seulement sur catalogue. Des pontons où on monte, où on touche, où on jauge l’espace et la finition.
À côté, un village à terre avec des stands de mode, de montres, de véhicules électriques, de water toys. Le positionnement officiel : « Thailand International Boat Show, A Luxury Lifestyle Event ». Le mot « lifestyle » n’est pas anodin.
Il dit que le bateau n’est plus le centre unique. Il est l’ancrage d’un écosystème de consommation.
Deux salons, deux marinas, une île en ébullition
Mêmes dates, 15 au 18 janvier 2026, deux lieux distincts. Le TIBS à Phuket Yacht Haven Marina. À vingt minutes de l’aéroport, avec navette annoncée pendant les jours du salon.
Le Thailand Boat Festival, lui, à Phuket Boat Lagoon Marina. Quarante-quatre yachts de vingt-quatre marques. Deux événements concurrents ou complémentaires ?
La question vaut ce qu’elle vaut. Pour vous, visiteur, c’est surtout une densité d’offre inhabituelle sur une même île en une même semaine. À noter : les détails opérationnels de la navette n’ont pas été publiés en détail à ce stade.
Prévoir un transport autonome reste sage.
L’inscription en ligne est possible via le site officiel ou une application dédiée. Les billets seront aussi disponibles sur place à l’entrée le 15 janvier. Les événements VIP restent sur invitation uniquement.
Si vous connaissez quelqu’un dans l’industrie locale, c’est le moment de solliciter. Sinon, le village à terre et les pontons ouverts offrent déjà beaucoup de matière.
Que faire des hôtels cités ?
L’auteur de la source mentionne trois adresses : Amanpuri, The Slate, Trisara. Ce n’est pas une liste de recommandations officielle du salon. C’est le regard d’un journaliste qui connaît le terrain.
Pour vous, c’est un repère de quartier et de niveau de service. Ces trois établissements sont situés dans la zone nord-ouest de l’île, proche de Phuket Yacht Haven. Si vous envisagez de combiner salon et séjour, cette zone évite les traversées quotidiennes depuis Patong ou la côte est.
C’est aussi le coin où se concentrent les marinas haut de gamme, les villas avec ponton privé, l’infrastructure qui soutient le yachting résidentiel.
Le piège du farang : ne pas confondre admirer et investir
Le salon expose aussi des tentations. L’immobilier de luxe lié aux marinas, les services financiers, les montres, les véhicules électriques. Tout un écosystème qui dit : vous aussi, vous pouvez entrer dans ce monde.
Attention. La Thaïlande a des règles strictes sur la propriété foncière. Un étranger ne peut pas détenir le terrain.
Le leasehold, la co-propriété à 49 %, les structures avec prête-nom : ce sont des mécanismes complexes, pas des achats impulsifs sur un stand de salon. Si une opportunité immobilière vous est présentée là-bas, prenez les documents, faites vérifier par un avocat indépendant. Le sourire du vendeur et le teck du ponton ne valent pas une due diligence.
Le réflexe expat : toujours demander si l’interlocuteur parle en tant que broker, représentant officiel, ou apporteur d’affaires. La frontière est floue en Thaïlande, et les commissions peuvent biaiser le conseil.
Qui y va, et pourquoi ça vous concerne
Les exposants couvrent toute la chaîne. Chantiers navals, sociétés de charter, assureurs, équipementiers, marinas, services financiers. Plus le luxe satellite : mode, montres, véhicules électriques, water toys.
Si vous êtes en Thaïlande pour une activité professionnelle, même lointainement liée au tourisme, au service, ou à l’immobilier, ce salon est un baromètre. Il montre où l’argent circule, quels profils de clients ciblent les acteurs locaux, comment le marché se positionne face à Singapour, Hong Kong, ou les destinations émergentes du Vietnam.
Si vous êtes retraité, ou en visa Non-O, le salon peut sembler hors de portée. Ce n’est pas forcément vrai. Les ateliers professionnels sont ouverts, la conférence du 14 aussi.
Comprendre ces dynamiques, c’est comprendre une partie de l’économie locale qui emploie, qui structure des quartiers, qui influence les infrastructures. Et puis, avouons-le, monter sur un yacht de cinquante mètres à flot dans une marina thaïlandaise, c’est une expérience. Même sans intention d’achat.
Le calendrier, en clair
14 janvier 2026 : conférence. 15-18 janvier : TIBS à Phuket Yacht Haven Marina, ouverture au public. 15-18 janvier : Thailand Boat Festival à Phuket Boat Lagoon Marina.
Vingt minutes de l’aéroport pour le premier. Navette annoncée, détails à confirmer. Billets sur place dès le 15, ou en ligne avant.
VIP sur invitation.
Les règles d’entrée en Thaïlande pour les Français ont évolué récemment. Vérifiez votre situation avant de planifier. Les délais de traitement des visas non-immigrants, si vous en avez besoin, ne se raccourcissent pas en période de salon international.
Phuket en janvier, c’est la haute saison. Les hôtels cités, et les alentours de Yacht Haven, sont prisés. Si vous visez le salon, réservez tôt.
Ou acceptez de loger plus loin et de compter les vingt minutes de route, plus le trafic de l’île en saison. Ce n’est pas Bangkok, mais ce n’est plus une route de campagne non plus.
Le mot de la fin
Le TIBS grandit. Quatre éditions. Ce n’est pas encore Monaco.
C’est peut-être plus intéressant pour ça. Moins saturé, plus ouvert, avec des angles morts qui laissent de la place à qui sait observer. Si vous êtes en Thaïlande mi-janvier, faites le détour.
Même pour une heure sur les pontons. Le marché du yachting local, vous le sentirez mieux là que dans aucun article.
Les règles de visa et les conditions d’entrée évoluent fréquemment. Vérifiez auprès du consulat de France ou de l’immigration thaïlandaise avant tout déplacement.




