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Dès juillet, Phuket rase hôtels et commerces illégaux : ce qu’un Français doit savoir

Dès juillet, Phuket rase hôtels et commerces illégaux

À Nui Beach, 39 commerces installés illégalement doivent être démantelés. Des avis officiels ont été affichés sur les bâtiments visés, avec une échéance fixée au 9 juillet pour les propriétaires concernés.

Pour un Français installé à Phuket ou qui y loue un local, cette campagne rappelle une règle très concrète : une activité implantée sur une plage ou dans une zone protégée peut se retrouver dans une procédure de démolition. Le dossier ne vise pas un seul établissement.

À Nui Beach, les frais de démolition peuvent revenir aux propriétaires

Les exploitants de Nui Beach avaient jusqu’au 9 juillet pour se conformer aux décisions prises par les autorités. Passé ce délai, celles-ci prévoyaient de réaliser elles-mêmes les démolitions et d’en facturer le coût aux propriétaires.

Le calendrier annoncé est donc arrivé à son terme. Mais les éléments disponibles ne permettent pas d’affirmer quels bâtiments ont déjà été détruits, ni quels propriétaires ont exécuté les décisions avant l’intervention des services publics.

Si vous exploitez, louez ou envisagez de reprendre un commerce près du rivage, le sujet dépasse largement l’aspect commercial. Un bail, une enseigne ouverte et une clientèle régulière ne règlent pas la question de la légalité de l’occupation du terrain.

Les recours des exploitants ont été rejetés

Les autorités ont rejeté les recours déposés par les exploitants concernés. Cette décision ouvre la voie à l’exécution des démolitions annoncées, sans faire disparaître pour autant les démarches propres à chaque site.

Le ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, Suchart Chomklin, avait annoncé que plusieurs constructions illégales seraient démolies dès le mois suivant. Les bâtiments concernés ne sont plus traités comme de simples irrégularités administratives à régler plus tard.

Il faut distinguer le commerce de son emplacement. Un restaurant, un hôtel ou une activité de plage peuvent fonctionner au quotidien, mais leur situation dépend aussi du statut du terrain sur lequel ils sont installés.

Freedom Beach et Bang Tao figurent aussi dans la campagne

Freedom Beach est elle aussi visée par la campagne. À Bang Tao, les autorités prévoient de raser 37 bâtiments construits illégalement sur le domaine public.

Ces deux sites montrent que la démarche ne s’arrête pas aux avis affichés à Nui Beach. Elle porte sur des constructions liées au littoral et à des espaces dont l’usage ne peut pas être traité comme une implantation privée ordinaire.

Cette opération ne peut guère être considérée comme un cas isolé. Elle concerne des hôtels, des commerces et d’autres bâtiments construits illégalement sur des plages ou dans des zones naturelles protégées.

Le mot « illégal » compte ici plus que l’apparence du lieu. Une construction peut être visible, exploitée et connue de tous, tout en restant exposée à une décision de démolition.

À Sirinat, la démolition attend d’abord le sort des titres fonciers

Le cas des hôtels situés dans le périmètre du parc national de Sirinat suit une autre séquence. Les tribunaux ont estimé que certains titres de propriété y avaient été délivrés de manière irrégulière.

Les autorités cherchent d’abord à faire annuler ces titres par le Département des terres. Après leur révocation, les établissements concernés doivent recevoir des avis de démolition.

À la différence de Nui Beach, sur ce dossier, la démolition dépend encore d’une étape foncière précise. Elle ne peut donc pas être présentée comme déjà engagée pour tous les hôtels du parc.

Cette distinction mérite d’être gardée en tête lorsqu’un projet est présenté comme « régularisé » ou « en cours de régularisation ». Dans le périmètre concerné, le statut d’un titre de propriété reste au centre de la procédure.

Pour les Français à Phuket, un avertissement sur le choix d’un local

Cette campagne vise des constructions établies sur des plages, sur le domaine public ou dans des zones naturelles protégées. Tous les commerces de Phuket ne sont pas concernés. Une implantation irrégulière peut entraîner bien plus qu’une fermeture.

Il est préférable de demander des éléments clairs sur le terrain et sur les autorisations avant de vous engager dans un hôtel, un commerce ou une location professionnelle. Le décor peut être magnifique, mais un avis officiel affiché sur une façade finit par peser beaucoup plus lourd qu’une promesse faite lors de la signature.