Sakhu : 39 structures vouées à la démolition malgré un certificat foncier

À Phuket, 25 rai de terres protégées font l’objet d’une récupération dans le parc national de Sirinat, dans le district de Thalang. Le dossier dépasse une simple vérification de titres : des démolitions peuvent suivre, et les enquêtes visent aussi les sociétés enregistrées sur l’île.
Pour les Français installés à Phuket ou engagés dans un projet immobilier, le sujet rappelle une règle très concrète : un terrain, son titre et la personne qui l’occupe peuvent être examinés séparément. Le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement a renforcé son action sur cette zone protégée.
À Sakhu, 39 structures doivent être démolies
Une affaire porte sur plus de 13 rai dans le tambon de Sakhu. La Cour suprême thaïlandaise a ordonné la démolition de 39 structures hôtelières et villas à Sakhu, Phuket Bangkok Post.
La décision relie donc directement le document foncier et les bâtiments construits sur place. Si vous regardez un bien dans ce secteur, l’existence d’une villa ou d’une activité hôtelière ne dit rien, à elle seule, de la solidité du droit d’usage.
Le terrain protégé impose ici un contrôle qui peut remonter jusqu’au certificat lui-même. C’est une frontière nette : un projet visible depuis la route peut rester exposé si son assise foncière est contestée.
Pourquoi la parcelle de 12 rai à Choeng Thale reste sous surveillance
Une autre procédure concerne 12 rai dans le tambon de Choeng Thale Bangkok Post. Les autorités ont constaté qu’un titre foncier avait été délivré à l’aide de documents falsifiés.
Les occupants ont reçu un délai de 15 jours pour se mettre en conformité avant l’ouverture de procédures de démolition prévues par la loi sur les parcs nationaux. Deux d’entre eux avaient déjà reçu l’ordre de quitter la zone avant le début des démolitions.
Pour vous, le mot « titre » mérite donc d’être lu avec prudence dans toute discussion immobilière. Un document existe parfois, mais son origine et les pièces qui ont permis sa délivrance peuvent devenir le cœur du litige.
Six affaires en cours dans le parc national de Sirinat
Attaphol Charoenchansa, directeur général du DNP, a indiqué que six affaires d’empiètement étaient alors en cours dans le parc. L’action engagée ne se limite donc pas aux deux parcelles déjà détaillées.
Le DNP prépare aussi un mémorandum d’entente avec le ministère de l’Intérieur et le Department of Lands. L’objectif annoncé est de renforcer les enquêtes sur les titres fonciers.
Le contrôle des prête-noms fonciers ne se résume pas à une formule politique. Quand plusieurs administrations croisent leurs dossiers, vous devez surtout comprendre que l’examen peut porter sur le terrain, les documents et l’occupation réelle.
Plus de 1 000 entreprises incomplètes, un autre contrôle à Phuket
En parallèle, l’administration de Phuket examine plus de 1 000 entreprises dont l’enregistrement n’est pas finalisé Bangkok Post. Cette vérification est distincte des dossiers du parc national, mais elle s’inscrit dans le même climat de contrôle sur l’île.
Les autorités poursuivent aussi des enquêtes sur des empiètements allégués sur des terrains publics et des plages. Vous ne pouvez donc pas déduire d’une société enregistrée qu’un montage lié à un terrain est à l’abri d’un examen administratif.
Que montre la mobilisation du ministère ?
Suchart Chomklin, cité comme ministre, porte une récupération qui vise des terres protégées et des occupations contestées. Les procédures déjà engagées montrent que le contrôle peut aller jusqu’à la démolition de constructions.
Le dossier reste toutefois composé de cas distincts, avec leurs parcelles, leurs documents et leurs décisions. Il serait imprudent de tirer une conclusion générale sur chaque propriété de Phuket à partir de ces seules affaires.
À Phuket, le décor peut faire oublier le papier. Pourtant, les 25 rai visés à Sirinat et les procédures ouvertes rappellent une réalité moins photogénique : avant de parler villa ou société, il faut regarder le terrain, son titre et l’autorité qui le contrôle.




