Ces photos anciennes de Bangkok font revivre le royaume du Siam

En 1890, Bangkok avait déjà son album photographique. Conservé par la Bibliothèque nationale de France, il permet de regarder la capitale bien avant ses lignes de métro et ses quartiers actuels.
Ces images donnent surtout un repère simple à ceux qui vivent ici : Bangkok n’a pas remplacé une ville ancienne, elle a pris la suite de deux capitales successives. Le royaume portait alors un autre nom, le Siam.
Avant Bangkok, Ayutthaya puis Thonburi ont porté la capitale
Ayutthaya a été la capitale de 1350 à 1767. Après cette période, Thonburi a assumé ce rôle de 1767 à 1782.
Bangkok est devenue capitale en 1782. Pour vous qui traversez le fleuve ou habitez sur l’ancienne rive ouest, cette succession éclaire la place de Thonburi dans l’histoire urbaine, sans en faire un simple quartier annexe.
Le pays a adopté le nom de Thaïlande en 1939. Les photographies anciennes utilisent donc souvent un vocabulaire qui ne correspond plus au nom officiel actuel, mais qui renvoie bien au même territoire.
Les plaques de verre de John Thomson montrent le Siam de 1864 et 1865
Le photographe écossais John Thomson a pris des images dans le royaume en 1864 et 1865. Il travaillait alors à partir de plaques de verre, un procédé qui place ces vues parmi les premiers témoignages photographiques du pays.
Vous y cherchez une image de la vie ordinaire ou des grands lieux du temps, mais il faut d’abord les regarder pour ce qu’elles sont : des traces produites avec les moyens techniques de leur époque. Leur intérêt vient aussi de cette distance.
Les premières photographies du Siam ont été réalisées entre 1860 et 1910, par des photographes thaïlandais et étrangers. Cette période ne raconte donc pas une seule vision du royaume.
Pourquoi les portraits royaux comptent-ils dans cette série ?
La série comprend des portraits des rois Mongkut (Rama IV) et Chulalongkorn (Rama V). Ces deux figures donnent un visage à une période dont les repères historiques restent parfois flous pour un lecteur arrivé récemment en Thaïlande.
Ces clichés ne suffisent pas à résumer le pays. Ils permettent, plus modestement, de replacer les images dans une époque où le royaume était déjà photographié par des regards thaïlandais et étrangers.
La BNF garde un album de Bangkok daté de 1890
La Bibliothèque nationale de France conserve un album photographique de Bangkok daté de 1890. Elle garde aussi des photographies issues du fonds de la Société de géographie.
Pour vous, l’utilité est concrète : ces collections offrent un point de départ pour éviter de confondre l’histoire de la capitale avec les images plus récentes que l’on croise dans les immeubles, les cafés ou les publications d’expatriés. Les dates comptent.
Le regard français sur le royaume ne commence d’ailleurs pas avec la photographie. Les missionnaires des Missions étrangères de Paris sont arrivés au Siam en 1662.
Louis XIV a ensuite envoyé deux ambassades, en 1685 et 1687. Ces dates ne transforment pas les albums en récit diplomatique, mais elles rappellent que les liens français avec le royaume sont bien antérieurs aux premières vues photographiques.
Regarder le passé ne dispense pas des formalités de 2026
Un Français titulaire d’un passeport ordinaire peut séjourner en Thaïlande jusqu’à 60 jours pour le tourisme sous exemption de visa. Au 4 août 2026, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères indiquait qu’aucun visa n’était requis pour un voyage de cette durée maximale.
Vous ne devez pas confondre cette entrée touristique avec le droit de travailler : un étranger ne peut pas exercer sans Work Permit. L’histoire du Siam mérite du temps, mais elle ne modifie pas les règles de séjour.
Depuis le 1er mai 2025, les voyageurs non thaïlandais doivent remplir la Thailand Digital Arrival Card pour entrer par voie aérienne, terrestre ou maritime. La démarche doit être soumise dans les trois jours précédant l’arrivée, soit 72 heures avant celle-ci, sur tdac.immigration.go.th.
Quand un visa est nécessaire, la demande auprès de l’Ambassade royale de Thaïlande à Paris passe entièrement par E‑Visa, sur thaievisa.go.th. Les photos de 1890 invitent à ralentir le regard ; avant le départ, les formalités demandent au contraire une attention très actuelle, écran ouvert et passeport à portée de main.




