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Jouets pour enfants : le logo TISI à chercher dans les rayons thaïlandais

Main d’enfant vers des jouets colorés en magasin

Un squishy sans étiquette attire l’œil, mais il peut aussi dépasser les seuils légaux de résidus chimiques. En Thaïlande, le ministère de la Protection des consommateurs et le TISI surveillent ces jouets à presser non labellisés.

Pour les familles françaises installées sur place, le repère est très concret : un jouet destiné à un enfant doit porter un marquage lisible en thaï et le logo de certification demandé. Vous n’avez pas besoin de connaître toute la chimie du produit pour commencer par là.

Sur l’emballage, le logo TISI et le nom de l’importateur

La norme obligatoire TIS 685 Part 1-2562 (2019) s’applique depuis le 22 septembre 2022. Elle couvre les jouets destinés aux enfants de moins de 14 ans, y compris leurs pièces et accessoires.

L’étiquette doit être rédigée en thaï. Elle doit aussi indiquer le fabricant ou l’importateur, et le jouet doit afficher le logo de certification TISI.

Vous pouvez donc regarder ces trois éléments avant de vous arrêter sur la couleur, la texture ou la forme du jouet. Un emballage sans information en thaï, sans responsable identifié et sans logo demandé ne donne pas les repères prévus par cette règle.

Pourquoi les squishies non étiquetés sont sous surveillance

Les squishies sont des jouets souples que l’on presse dans la main. Les autorités thaïlandaises ont mis en garde contre des modèles non étiquetés, car certains dépasseraient les seuils légaux de résidus chimiques.

Le sujet ne porte donc pas seulement sur une présentation incomplète. L’absence de marquage rend aussi plus difficile l’identification du fabricant ou de l’importateur lorsque vous cherchez à savoir quel produit vous avez entre les mains.

La règle est nette. Pour un jouet destiné à un enfant, le logo demandé et l’étiquette en thaï font partie du contrôle prévu par la norme.

Plomb, cadmium, mercure : des plafonds différents selon le jouet

La norme fixe des limites pour plusieurs substances. Pour le plomb, le seuil est de 90 mg/kg dans les revêtements, matériaux d’écriture, plastiques, papiers, cartons et textiles ; il est aussi de 90 mg/kg pour la pâte à modeler, puis de 25 mg/kg pour la peinture pour doigts.

Vous ne lirez pas forcément ces valeurs sur l’emballage, mais elles expliquent pourquoi le contrôle ne se limite pas au seul aspect extérieur. Les catégories de matériaux comptent, surtout quand le produit est fait pour être manipulé longtemps.

Pour le cadmium, les limites sont de 75 mg/kg, 50 mg/kg et 15 mg/kg selon ces trois catégories. Pour le mercure, elles sont de 60 mg/kg, 25 mg/kg et 10 mg/kg.

L’arsenic est plafonné à 25 mg/kg, 25 mg/kg et 10 mg/kg. L’antimoine suit une limite de 60 mg/kg pour les deux premières catégories, puis 10 mg/kg pour la peinture pour doigts.

Les seuils de baryum sont plus élevés : 1 000 mg/kg, 250 mg/kg et 350 mg/kg. Pour le chrome, la norme prévoit 60 mg/kg, 25 mg/kg et 25 mg/kg.

Le sélénium est limité à 500 mg/kg pour les deux premières catégories, puis à 50 mg/kg pour la troisième. Cette grille montre que le même jouet ne se juge pas avec une valeur unique posée au hasard.

Les jouets mis en bouche ont une règle plus serrée

Pour les jouets généraux, le DEHP, le DBP et le BBP doivent chacun rester sous 0,1 % du poids. C’est une limite fixée substance par substance.

Pour les jouets destinés aux moins de 3 ans avec des parties pouvant être mises en bouche, la liste comprend aussi le DINP, le DIDP et le DNOP. Chacune de ces substances doit rester sous 0,1 %, et leur somme totale ne doit pas dépasser ce même seuil.

Vous avez ici une distinction utile : l’âge indiqué et la possibilité de mettre une partie du jouet en bouche modifient les exigences. Un produit destiné aux très jeunes enfants relève donc d’un cadre plus précis.

Que vérifier sans transformer l’achat en contrôle de laboratoire ?

Le consommateur ne mesure pas lui-même les résidus chimiques. En revanche, vous pouvez vérifier l’étiquette en thaï, le nom du fabricant ou de l’importateur et le logo de certification requis.

Ces informations ne remplacent pas les contrôles, mais elles permettent de repérer un produit qui entre dans le cadre prévu. Pour les squishies non étiquetés, la prudence commence par ce constat simple.

Une norme publiée en 2022, une responsabilité encadrée depuis 2009

Le règlement ministériel qui rend cette norme obligatoire a été publié dans le Royal Gazette, volume 139, chapitre 19a, page 4, le 25 mars 2022. Son application a ensuite commencé le 22 septembre 2022.

La Thaïlande dispose aussi de la loi sur la responsabilité pour les dommages causés par des produits dangereux, entrée en vigueur le 21 février 2009. Vous pouvez retenir son calendrier : une action doit être engagée dans les trois ans après la connaissance du dommage et de l’identité du responsable.

Le délai ne peut pas dépasser dix ans à compter de la vente du produit. Le fabricant ou l’importateur indiqué sur l’étiquette prend alors un relief très concret, car l’identité du responsable fait partie du cadre posé par cette loi.

Le logo suffit-il à choisir un jouet ?

Le logo de certification répond à une exigence précise de la norme. Il ne dispense pas de lire l’âge prévu, les indications en thaï et l’identité du fabricant ou de l’importateur.

Vous gagnez surtout un réflexe simple dans les rayons thaïlandais : éviter les squishies sans étiquette et chercher les informations prévues par le cadre local. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est le seul contrôle que l’acheteur peut faire directement avant de repartir avec le jouet.