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Le baht thaïlandais devrait se renforcer au second semestre

Le baht thaïlandais devrait se renforcer au second semestre

Le baht est passé sous 33 bahts pour 1 dollar américain, après avoir brièvement approché 33,50. Pour les Français qui suivent leur budget ou leurs transferts, ce mouvement ne dessine pas encore une direction stable, mais SCB Financial Markets anticipe une appréciation plus tard dans l’année.

La prévision porte sur la fin du troisième trimestre ou le début du quatrième trimestre. Elle repose moins sur un rebond immédiat que sur plusieurs facteurs attendus. Ces facteurs sont des sorties de capitaux jugées temporaires, un déficit commercial appelé à se réduire et un dollar américain qui pourrait perdre de son élan.

Entre 33 et 33,50 à court terme, puis 32,5 à 33 en fin d’année

À court terme, l’établissement financier situe le baht dans une fourchette de 33 à 33,50 pour 1 dollar américain. À la fin de l’année, sa projection descend vers 32,5 à 33.

Une baisse du nombre de bahts pour un dollar correspond à une monnaie thaïlandaise plus forte face à la devise américaine. Vous avez donc ici une prévision de trajectoire, pas un niveau garanti ni une date précise à cocher sur un calendrier.

Le marché a déjà montré qu’il pouvait bouger autour de ces seuils. Le passage sous 33, puis l’approche de 33,50, résument bien cette période où le baht a oscillé sans installer une tendance nette.

Pourquoi la baisse récente est présentée comme temporaire

Wachirawat Banchuen, stratégiste senior des marchés financiers chez SCB Financial Markets, relie la dépréciation récente à des sorties temporaires de capitaux. Les ventes étrangères sur le marché des actions thaïlandais font partie des éléments cités.

Cette lecture change le sens donné au recul de la devise. Vous ne regardez plus seulement un chiffre de change : l’analyse y voit un mouvement de capitaux appelé à se calmer, et non un signal isolé sur l’économie thaïlandaise.

Le déficit commercial peut-il freiner ce scénario ?

La Thaïlande a enregistré un déficit commercial d’environ 10 milliards de dollars américains en mai, puis d’environ 5 milliards le mois suivant. Ces montants pèsent dans le tableau suivi par les marchés.

L’établissement prévoit toutefois une réduction de ce déficit et un retour progressif du compte courant vers l’équilibre. C’est l’un des appuis de son scénario pour la devise, mais cette projection reste une analyse de marché.

Le dollar américain est aussi au cœur de la prévision

Pour Wachirawat Banchuen, le dollar américain devrait perdre une partie de son élan. Cette hypothèse compte autant que la situation thaïlandaise, car le taux observé oppose directement les deux monnaies.

Selon la prévision de SCB Financial Markets rapportée par le Bangkok Post, la Fed et la Banque de Thaïlande devraient maintenir leurs taux directeurs inchangés jusqu’à fin 2026. Vous avez donc un scénario sans changement de taux anticipé par ces deux banques centrales.

Le pari est clair : moins de pression venant du dollar, des sorties de capitaux qui ne durent pas et un commerce extérieur moins déficitaire. Si l’un de ces éléments s’écarte de la prévision, la fourchette annoncée peut perdre de sa pertinence.

Exportateurs et importateurs : des couvertures très différentes

SCB Financial Markets recommande aux exportateurs de couvrir environ 60 % de leurs recettes attendues en devises étrangères, en combinant transactions au comptant et options. Le conseil vise à limiter l’exposition à un éventuel renforcement du baht.

Pour les importateurs, l’approche est plus limitée : environ 20 % des besoins en devises étrangères à couvrir. La différence est nette, car l’établissement ne lit pas le risque de change de la même façon selon le sens des flux.

Que retenir quand on suit le baht depuis la Thaïlande ?

Vous n’avez pas besoin de transformer cette projection en pari personnel. Elle donne plutôt un repère : le niveau proche de 33 pour 1 dollar est observé dans une phase que l’établissement considère provisoire.

La suite dépendra du retour du compte courant vers l’équilibre, du rythme des capitaux et du dollar américain. Pour un Français installé en Thaïlande, le plus utile reste de lire ces seuils comme une tendance envisagée, pas comme une promesse. Le change ne suit jamais un horaire de bureau.