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À Phuket, 39 commerces de Nui Beach visés par une démolition en juillet

À Phuket, 39 commerces de Nui Beach visés par une démolition en

39 commerces installés sur Nui Beach étaient visés par un démantèlement annoncé pour juillet. Les recours des propriétaires ont été rejetés et des avis de démolition ont été affichés sur les biens concernés.

Pour les Français qui vivent à Phuket ou y possèdent des habitudes, l’affaire rappelle une limite très concrète : une activité ouverte face à la mer peut rester sous le coup d’une procédure si elle empiète sur une plage ou une terre forestière réservée. Le sujet porte sur les constructions, pas sur l’accès à la plage elle-même.

Pourquoi les 39 commerces étaient-ils dans le viseur ?

Les bâtiments inspectés sur cette plage de la côte sud-ouest empiétaient sur des terrains concernés par les contrôles. Thanandorn Phetdee, responsable forestier, avait indiqué que les 39 commerces devaient être démantelés le mois suivant.

Les propriétaires avaient jusqu’au 9 juillet pour se conformer aux avis affichés. Sans conformité, le gouvernement devait réaliser les démolitions à leurs frais.

Vous pouvez y voir une procédure déjà avancée : inspection, rejet des recours, affichage des avis, puis délai laissé aux propriétaires. L’annonce ne décrivait donc pas une simple intention politique ou une vérification de routine.

À Government House, le ministre a élargi le dossier à plusieurs plages

Suchart Chomklin, ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement, a évoqué ces opérations à Government House. Le dossier ne se limitait pas à un seul rivage de l’île.

À Bang Tao Beach, le chef forestier local, Samphan Meesit, avait annoncé la démolition de 37 bâtiments pour empiètement. Les deux opérations suivent la même logique : retirer des structures établies sur des zones que les services concernés considèrent comme occupées sans droit.

Pour vous qui fréquentez ces secteurs, l’information utile est moins le nom d’un établissement que le cadre administratif. Les autorités ne parlaient pas d’un projet de réaménagement touristique, mais d’actions liées à des empiètements constatés.

Freedom Beach et Sirinat restent aussi dans le champ des services forestiers

Le Royal Forest Department devait agir contre des bâtiments empiétant, entre autres, sur Freedom Beach. Le département concerné signalait aussi des commerces installés sur des plages et des terres forestières réservées dans la province.

Le Département des parcs nationaux, de la faune et de la conservation des plantes préparait de son côté des actions contre des resorts empiétant sur la limite du parc national de Sirinat. Ces dossiers concernent donc aussi bien de petits commerces que des hébergements.

La ligne est nette. Vous ne pouvez pas déduire de la présence visible d’un bar, d’un restaurant ou d’un resort qu’il dispose d’une situation foncière réglée.

Un titre foncier encore valable peut retarder la démolition

Les démolitions concernant des terrains qui disposent encore d’un titre de propriété doivent attendre sa révocation formelle par le Department of Lands. Cette étape distingue les biens déjà visés par une décision définitive des dossiers où le titre reste juridiquement en place.

Le ministre a indiqué que des copies de décisions judiciaires définitives seraient envoyées à cette administration afin d’engager la révocation des titres fonciers. La démolition dépend alors aussi de cette formalité, même lorsque l’empiètement a été retenu.

Pour un résident français, cette nuance évite une lecture trop rapide des annonces. Une opération peut être annoncée, mais la situation d’un terrain précis reste liée à l’existence ou non d’un titre et à sa révocation formelle.

Ce que cette séquence dit des constructions en bord de plage

Le dossier rassemble des contrôles sur plusieurs plages, des décisions judiciaires définitives pour certains biens et une intervention possible aux frais des propriétaires. Les recours rejetés sur Nui Beach montrent que la contestation avait déjà suivi son cours dans ce cas précis.

Il serait imprudent de prendre l’aspect installé d’un commerce comme preuve de sa régularité. Les actions annoncées visent des empiètements, et les administrations forestières comme foncières gardent chacune leur rôle dans la suite des procédures.

Sur les plages de Phuket, une terrasse, un resort ou un commerce peuvent sembler faire partie du décor. Les faits rapportés ici rappellent une réalité moins photogénique : lorsque l’empiètement est retenu et les recours épuisés, le décor peut disparaître, aux frais de celui qui l’a construit.